Vent de l'Alpe

Baigne, air limpide, mon visage, Baigne, aux trilles de l' oiseau d' or Sautillant parmi les branchages Le rêve qui, d' un pur essor, Monte des parfums de la terre, Parfums verts des genévriers, Des rosages, des myrtilliers,Monte au grand silence on s' éclairent Les cimes d' un ardent rayon.

Baigne, au chant des eaux bondissantes, La trêve sous l' arbre, apaisante. Baigne l' heure on je suis sans nom.

Baigne mon corps et me pénètre Et me remplis le cœur d' oubli. Baigne qui ne voudrait plus être Que ce seul et clair aujourd'hui.

Vio Martin

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