Ils dépeautent en un tour de main

En course, une bonne glisse ne suffit pas. De précieuses secondes se gagnent dans les transitions.

14 secondes. C’est le temps qu’il faut à un athlète pour opérer la transition entre montée et descente: le dépeautage. Ce que le commun des mortels effectue en cinq bonnes minutes en randonnée, les athlètes le font en un quart de minute. La recette? Des peaux plus courtes accrochées à l’avant du ski uniquement et pouvant être décollées en un seul geste continu. Sans devoir enlever les skis! Ce détail non négligeable permet certes de gagner beaucoup de temps, mais il ne fait pas tout. En compétition, une transition mal abordée peut coûter un temps précieux. D’où la pertinence d’une gestuelle et, surtout, d’une discipline sans faille. «Chaussures, fixations, puis peaux», préconise Malik Fatnassi, entraîneur de la relève au Swiss Team CAS de ski-alpinisme. Entendez par là une suite logique d’opérations effectuées toujours dans le même ordre et machinalement par l’athlète. Pour le repeautage, les meilleurs mettent un peu plus de 20 secondes. Ici, on doit enlever les skis pour coller les peaux.

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