Jacques Balmat Les ultimes traces d’un chercheur d’or

Qui ignore le nom de Jacques Balmat, le premier homme qui, en compagnie du docteur Paccard, réussit à gravir le Mont Blanc en 1786? Son exploit, répété peu après avec le savant genevois de Saussure, le consacra comme le meilleur guide de haute montagne de son époque. L’ouvrage de Daniel Grévoz trace le portrait d’un homme intelligent, sensible et avide de connaissances. Au contact de plusieurs célébrités, mais surtout en autodidacte, Balmat s’est formé en minéralogie et il a parcouru une partie des Alpes à la recherche de cristaux d’abord, puis en tâchant de débusquer des filons aurifères. En vain. Auteur de deux carnets de notes difficilement lisibles, il y inscrit les résultats et les échecs de ses recherches, les lieux où il se rend, les difficultés rencontrées. Daniel Grévoz s’est acharné à déchiffrer ces écrits uniques, rédigés dans un français peu académique, truffé de termes patoisants. Balmat est un personnage attachant, et si sa disparition à la suite d’une chute dans un endroit improbable sur les flancs escarpés du Tanneverge reste quelque peu énigmatique, sa vie de montagnard curieux et obstiné ne peut que captiver le lecteur actuel qui s’intéresse à la découverte des montagnes, de ce qu’elles recèlent et de l’alpinisme naissant, à la charnière entre le 18e et le 19e siècle.

Auteur

Daniel Grévoz

Source

Editions du Mont Blanc, 2018, ISBN 078-2365-45045-4, 26 francs

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