Jegihorn (Jours d'octobre au -)

I Histoire, culture et littérature

alpines I Storia, cultura, letteratura alpina I Alpine Geschichte, Kultur, Erzählungen « < M « I Par une radieuse journée d' octobre, deux alpinistes escaladent l' arête sud du Jegihorn, dans le Jolital. Au grand ressaut, ils tombent sur un vieux coin de bois. Qui peut bien l' avoir posé? Ce coin de bois rappelle à l' un des grimpeurs l' ascension qu' il a faite de cette même voie en 1967. Il repense aussi au « maître » qui lui a enseigné à fabriquer lui-même des coins de bois et qui a participé, en 1956, à la première de cette belle voie située dans un cadre solitaire.

A la maison, l' alpiniste retrouve une dia de cette époque et tout devient clair: son compagnon de cordée de 1967 porte, pendu à une sangle, le coin de bois qu' il a visiblement placé peu après pour assurer le passage mentionné ci-dessus.

La vision de ce coin ressuscite le temps passé. Le rocher, sa structure, la chaleur du soleil, tout rappelle aux deux alpinistes des jours disparus. Bien des choses ont changé, dans leur être intime comme dans leur équipement. Les années ont laissé des traces.

Aujourd'hui, près de trente ans après

Nous parquons notre voiture au bout de la petite route en dessus de l' Alpe Tatz, à l' entrée du Jolital. Le jour commence à poindre tandis que Ruedi et moi suivons le sentier qui longe le bisse alimenté par le Jolibach et dont l' eau rapide et vive nous asperge au passage. Une journée d' automne limpide se lève derrière la silhouette sombre des montagnes se dressant à l' est. Alors que nous arrivons en dessous du Chiemattboden, il fait clair. Des mélèzes dressent leur flamme d' or entre les sapins noirs. Nos pensées s' envolent vers l' arête que les premiers rayons du soleil touchent là-haut, juste au-dessus de nous. Nous montons régulièrement. Notre but est en vue, nous ne sommes pas pressés par le temps.

Deux heures plus tard, nous sommes toujours à l' ombre et remontons un névé gelé jusqu' au pied de l' arête dont l' accès est barré par une ceinture de falaises. C' est là, sur son côté droit, que nous avons franchi cet obstacle à l' époque - nous reprenons le chemin connu. Je pars vers la droite sur une vire, puis je monte tout droit la paroi raide. Il fait encore frais, ici à l' ombre, il faut que je me chauffe en faisant mes premiers pas d' escalade, que je me détache du sol. Ruedi a déjà atteint l' arête et m' assure depuis une brèche. Enfin nous arrivons au soleil. Un vent frais venu des profondeurs sombres du Bietschtal nous souffle au visage.

Nous surmontons une première tour rocheuse. Derrière elle, l' arête se redresse brusquement en formant plusieurs gradins. Les récits de Ruedi et d' Edi Keusen - ce dernier était l' un des premiers ascensionnistes - m' ont permis de me faire une

Ruedi Senn, Mamishaus BE Christoph Blum, Langenthai BE

image de cette arête. Cependant, cette image est rapidement remplacée par les nouvelles impressions des passages qui se présentent successivement. La varappe est belle. Je ressens une certaine satisfaction à devoir négocier moi-même les passages clés.

Au-dessus de moi, l' arête se redresse une fois encore. Il faut que je fasse un relais. J' installe rapidement un coinceur, qui tient bien. Tout en avalant la corde, je peux jeter un coup d' oeil à la ronde: devant moi, la tête noire du Grosshorn entre les entailles profondes du Bietschtal et du Jolital; au-dessus de la brume de la vallée du Rhône, les sommets valaisans étincelants paraissent nager dans le bleu.

Ce n' est qu' à ce moment que je découvre dans la fissure devant moi le vieux coin de bois dont j' ai parlé. Il paraît encore bien conservé, il n' est ni « vermoulu », ni « muni d' une sangle délavée ». Ruedi arrive. Il est tout ému de trouver ce coin et tente de deviner s' il a été posé par les premiers ascensionnistes de 1956 ou par lui-même en 1967. A côté du coin, nous mettons un friend pour plus de sécurité, mais le coin a réveillé les souvenirs de ces jours lointains.

Le Grosshorn ( à droite ) et l' arête de liaison Grosshorn-Jegihorn-arête sud. A l' arrière, les Mischabel. On reconnaît bien la limite entre la roche cristalline ancienne et le granite de l' Aar, clair et plus compact.

30 octobre 1967 - un autre monde?

Un jour d' automne d' une clarté de cristal nous accompagne, Walter et moi-même, tandis que nous marchons sur le chemin de Hohtenn à l' Alpe Tatz. Ici en haut, la montagne est déserte, le café est fermé, la saison est finie et nous ne savons pas où nous allons passer la nuit. Ou plutôt si. Car il y a tout de même quelqu'un ici, Johann Bregy, qui nous laisse bien volontiers entrer dans sa petite cabane. Il est seul à habiter toute l' année dans ce hameau, avec quelques chèvres et une vache. Aucune route ne monte encore ici. Le vin du vignoble familial prélevé dans sa réserve d' hiver, le pain de seigle et la compagnie du berger solitaire font de cette soirée une parfaite réussite. Nous dormons chez Bregy comme des marmottes. Son amabilité et son hospitalité resteront inoubliables pour nous. Elles appartiennent à ce passé que nous évoquons avec nostalgie.

Le lendemain, ce n' est que tard dans la matinée que nous quittons la cabane de Bregy. Le lait frais et le pain de seigle nous conviennent mieux que la marche dans ce fond de vallée encore bien froid. Nous laissons derrière nous les lampes de poche et diverses pièces de notre équipement de montagne. Nous ne voulons entreprendre qu' une « petite » course et nous serons bientôt de retour. Nous emportons la corde, un coin de bois, trois pitons et des mousquetons.

Le ciel est sans nuage. Le soleil souligne le jaune des mélèzes et caresse la vallée solitaire. Nous nous arrêtons à Chiemattboden, admirons cette région

oubliée comme « L' Alpe ignorée » de Julien Gallet, et nous sommes soudain pris de l' envie de conclure une saison d' alpinisme par une action qui fasse monter notre adrénaline. Nous nous sentons en forme et nous échafaudons des plans pour attraper malgré tout ce soir à Hohtenn le train qui nous ramènera à la maison.

Vers midi, nous nous trouvons sous la paroi raide entre Jegihorn et Grosshorn. Nous nous encordons et surmontons rapidement la falaise de la ceinture par des dalles lisses et par une cheminée courte et rébarbative. A son ombre, il fait un froid glacial et nous sommes contents d' atteindre la brèche de l' arête ensoleillée. Il doit être tard déjà. Ni l' un ni l' autre n' ose regarder sa montre. Les ressauts raides de roche compacte sur l' arête sud ensoleillée sont trop tentants! Mais le matériel et le temps vont-ils suffire? « On ira jusqu' où on pourra », voilà la réponse de Walter. Et déjà, nous enchaînons les longueurs sur l' arête aérienne.

Retour au présent

Je franchis l' avant étroit. Le temps commence malgré tout à presser. Les jours d' octobre sont courts. Même si le soleil est encore bien haut dans le ciel du sud-ouest, il ne nous reste que peu d' heures de lumière. Je suis assis sur une tour aérienne à côté d' un piton muni d' une boucle pour le rappel jusqu' à une profonde brèche. Directement au-dessus se dresse le mur presque vertical du ressaut sommital. C' est donc ainsi que se présente le

Histoire, culture et littérature alpines Le vieux coin de boisPourquoi? Une explication réveille des souvenirs et meme sera fournie par la dia fait remonter en penséeretrouvée, datant de 1967. jusque dans les années 50.

décor de l' un des passages d' escalade les plus impressionnants de Ruedi. Le voilà justement qui arrive. Il contrôle avec amour le piton à boucle Cassin. C' est lui qui l' a planté en 1967. Pour la deuxième fois, il confie son destin à cette broche de fer. Tandis qu' il glisse en bas, je revis les minutes dramatiques de l' époque, telles qu' il les a décrites dans son récit.

1967, même endroit

A bout de forces, Walter et moi nous sommes sur la tour précédant la brèche. Il ne fait plus très clair, la nuit va tomber. Nous regardons, en face de nous, le puissant ressaut sommital. Dans la lumière pâle du crépuscule qui efface les contours, on ne voit aucun passage possible sur le mur qui se dresse devant nous. C' est mon tour de passer en tête - il faut que nous sortions de ce piège. Nous avons encore deux pitons. J' enfonce le piton à boucle Cassin dans une petite fissure. Nous descendons en dülfer jusqu' à la brèche où nous sommes rejoints par l' ombre de la nuit. A notre gauche, le pilier d' angle de l' arête se dresse vers le ciel dans la dernière lumière du jour. Sa beauté sauvage me force

A

grimpe en traversée vers un petit balcon, dans la ferme conviction que là où se trouve la lumière se trouve aussi le meilleur cheminement. Ce passage est si exposé que je prends peur. Mais seule cette arête verticale au-dessus de moi peut donner la clé du sommet sud. Je me hisse prudemment, un mètre après l' autre. Je ne peux plus avancer, il n' y a que des prises minuscules. Le rocher est compact et rugueux. Les semelles Vibram cherchent un appui, les doigts des aspérités. J' ose à peine respirer. La force qui court dans mes membres semble ne plus m' appartenir. L' effroi me saisit à la pensée d' une chute: si une prise cassait, si mes forces me quittaient! Mais non, la volonté de passer est bien plus forte dans une telle situation! Je suis encore en mesure de planter le dernier piton qui me reste. Encore un ou deux mètres, et je suis à bout de corde. Ses 40 mètres pendent déjà au-dessus de l' abîme béant d' où la nuit monte inexorablement. Mon bras droit tendu tenant le piton atteint une minuscule fissure, tandis que ma main gauche peut saisir une bonne prise. Trois à quatre coups de marteau, et le dernier piton pénètre en chantant dans la roche. Dès que le mousqueton et la corde sont passés dans le piton, un cri de joie déchire le

De l' attaque de la ceinture rocheuse sous la brèche menant à l' arête sud, vue sur le Jolital, les Alpes valaisannes et le Mont Blanc.

La dia de 1967: Walter au début du grand ressaut. Mon coin de bois est bien visible sur la sangle de Walter.

« I o.

« A notre gauche, le pilier d' angle de l' arête se dresse vers le ciel dans la dernière lumière du jour. Sa beauté sauvage me force à faire preuve de plus d' audace que d' habi. » ( Photo de 1995 ) Histoire, culture et littératurem alpines Arête sud du Jegihorn: la sortie « normale » au sommet

Peu de temps après, nous sommes sur le sommet sud du Jegihorn. Dans la dernière lumière du soir, les Alpes pennines nous font signe.

Et une trentaine d' années après?

Pour sortir de la brèche, je choisis le dièdre du versant sud-est. La voie de Ruedi est trop aérienne pour moi. J' apprécie le grand écart nécessaire pour atteindre l' épaulement de l' arête à droite. La traction de la corde est si forte que je dois absolument faire un relais. Mais j' arrive déjà au sommet. Pas un souffle de vent. Pas un bruit, à part le murmure des torrents, tout en bas.

Retour en arrière

1967. La corde rangée dans le sac, nous désesca-ladons l' arête vers le nord en faisant la course avec l' obscurité, car la nuit est sans lune. Puis nous descendons en direction ouest dans le Jolital. Durant une demi-heure, le crépuscule offre encore un peu de lumière. Arrivés à la moraine, nous nous perdons un moment de vue, l' un attendant d' un côté de la digue de pierres, l' autre de l' autre côté, avec une certaine impatience. Nous sommes heureux de constater que nous avons déjà franchi la barrière de rochers. Au Chiemattboden, nous ne voyons plus que le ciel semé d' étoiles et la vague silhouette des montagnes. Seul le Jolibach nous indique la direction à suivre. Mais voilà que je trébuche et que je tombe dans l' eau froide!

L' arête sud du Jegihorn et le Grosshorn, les Mischabel, le Liskamm et le Breithorn. Sur le bord gauche de la photo, on voit le pilier d' angle ouest de la paroi sommitale.

Johann Bregy n' était pas encore trop inquiet. Nous prenons congé de lui. Le dernier train part de Hohtenn dans une heure et maintenant nous avons au moins des lampes de poche! Dans la forêt, nous manquons la bifurcation et nous tombons ainsi directement sur les rails du BLS. En direction de Hohtenn, il faut franchir un tunnel étroit, à une seule voie. Heureusement qu' aucun train ne vient! Hohtenn: arrêt sur demande. Walter atteint le bouton à presser alors que nous voyons déjà poindre les lumières du train.

La descente aujourd'hui

Nous connaissons le chemin du retour. Nous désescaladons le versant sud-ouest, d' abord avec une certaine raideur, puis de plus en plus aisément. Le soleil est chaud. Tandis que Ruedi se dévoue pour aller chercher les grosses chaussures déposées sur la vire d' attaque, j' installe un rappel. Le soleil est bas et nous envoie ses rayons dorés. Puis les premières ombres nous touchent. Un court instant encore, le Grosshorn s' enflamme d' une lumière rouge. Nous descendons dans la vallée sans tarder. Au départ du bisse, il fait complètement nuit. Mais nos pieds trouvent presque d' eux le sentier qui mène à la vallée en longeant le bisse.

Traduit de l' allemand par Annelise Rigo

Activités jeunesse attività dei giovani

Jugend-Infos,Berichte,Aktivitäten

La spéléologie est une activité de loisirs fascinante. Le monde souterrain recèle une nature fantastique dont la découverte, tout comme l' alpinisme, demande force, courage et habileté. Il y a d' ailleurs entre la spéléologie et l' alpinisme d' autres traits communs. Enfants, nous essayons de grimper sur n' importe quoi ou de nous cacher dans des niches nous procurant un sentiment de sécurité. De fait, la spéléologie attire un grand nombre de jeunes qui, souvent, par leur audace et leur agilité, sont mieux adaptés à cette activité que les adultes.

Goulet d' étranglement, d' entrée L' entrée de la Haglätschhöhle, entre Habkern et Beantenberg, dans l' Oberland bernois, n' est pas bien large - mais ce qui nous attend ensuite, 50 mètres sous terre, nous laisse un sentiment des plus mitigés. Le passage devient en effet outrageusement étroit et, au bout du boyau, c' est encore un puits de 30 mètres qui nous attend. Seule la corde nous permet d' en gagner le fond. Il y a une heure à peine, nous étions encore en pleine lumière devant l' entrée, à nous glisser dans nos combinaisons imperméables de spelèo, à ajuster nos baudriers et à mettre en ordre nos cordes. Outre cet équipement, il nous faut des habits chauds, des bottes, des lampes à carbure ou à piles, des cordes de spelèo, des mousquetons, des descendeurs, des coinceurs et, évidemment, de quoi nous restaurer.

Ce serait maintenant l' obscurité totale dans la grotte s' il n' y avait nos lampes à carbure et leur chaude lumière. Au bout du boyau commence le rappel. Nous examinons la paroi à la recherche de douilles puis nous y vissons nos plaquettes pour le rappel. Dans les grottes, les plaquettes sont normalement enlevées afin qu' elles ne souffrent pas trop de l' humidité. Après avoir fixé la corde et l' avoir lancée dans le vide, nous nous laissons l' un après l' autre glisser vers le fond. Les voix sont déformées par les profondeurs et paraissent irréelles. Lorsque tout le monde se tait, seul reste le bruit des gouttes Bivouac dans le Puits des Ours d' eau qui tombent. De la base du puits, notre chemin se poursuit d' un boyau étroit à l' autre. Par un bout d' échelle nous atteignons le passage-clé. Il nous faut alors enlever nos sacs à dos car les 20 mètres qui suivent ne sont guère plus larges qu' un trou de renard. Ne pas respirer trop profondément - sinon pas moyen de passer. Surtout ne pas s' énerver - telle est la devise - rester calme et bien réfléchir à la meilleure manière de se tortiller pour avancer.

Une beauté écrasante Brusquement, la grotte s' ouvre: les couloirs ont une largeur de plusieurs mètres et le passage ne présente pas de difficulté. Après une salle où tombe en bruissant une cascade, nous surmontons des blocs éboulés et nous nous heurtons à des stalagmites de plusieurs mètres de hauteur. Il faut L' un des nombreux passages étroits delà Haglätschhöhl La Galerie météo, à la Boumois ( F ) Goulet à Entrée des fournisseurs » ( Hohgant ) des milliers d' années à ces formations pour atteindre une pareille hauteur. Elles sont formées par une eau que son passage à travers les couches rocheuses a enrichi en calcaire. Lorsque cette eau, saturée de calcaire dissous, tombe en gouttes de la voûte, elle y laisse une partie de son calcaire. Et c' est ainsi que se forment ces cônes de concrétion qu' on appelle stalactites. Les stalagmites, qui en sont les symétriques, montent du sol vers la voûte. Ces formations peuvent offrir toutes les couleurs, du rouge au blanc. Plus loin dans la grotte, ce sont des parois entières qui sont revêtues de concrétions. Dans un coin, on trouve même des centaines de « spaghetti », fines et fragiles concrétions tubulaires. Nous n' arrêtons pas de nous étonner de la beauté de ce monde souterrain. Nous oublions les fatigues du franchissement des boyaux pour jouir du silence et de la splendeur des lieux.

Une lente naissance La Haglätschhöhle fait environ deux kilomètres de long et elle est fossile. Par fossile, les spécialistes entendent une grotte qui ne conduit presque plus d' eau et qui n' est donc plus active. Pareille grotte s' est formée il y a des milliers d' années. C' est alors que l' eau de pluie chargée du gaz carbonique de l' air a commencé à eroder le calcaire, millimètre par millimètre. Plus tard, une fois creusée une petite grotte, une quantité d' eau plus importante s' est mise à la parcourir et l' érosion a activé le creusement des galeries. A l' époque, la grotte était donc active et un ruisseau souterrain se faufilait dans ses étroits boyaux. Les concrétions se formèrent lorsque lorsque l' eau se raréfia mais qu' elle perfusait encore à certains endroits.

Il y a en Suisse des systèmes souterrains longs de plus de cent kilomètres.

On peut également rencontrer des lacs dans ces grottes, lacs qu' il faut franchir à la nage ou en canot pneumatique. Le cheminement est quelquefois barré par un siphon - un passage rempli d' eau. Ces passages risqués ne peuvent être franchis que par des plongeurs spécialement entraînés. Les grands systèmes ne peuvent pas être parcourus en un seul jour et les spéléologues ont donc aménagé des bivouacs où ils peuvent se reposer et se restaurer. Les grottes qui n' ont pas encore été explorées sont mesurées et on en dresse des plans qui facilitent ensuite l' orienta.

Retour vers le soleil Après une pause, il nous faut songer au retour car la température n' est Activités jeunesse a.

< ici que de cinq degrés. En plus, une légère brise souffle et nous commençons à frissonner. Les étroitures deviennent encore plus pénibles car nous devons maintenant les remonter. Arrivés au puits, nous sortons les étriers et nous le remontons en nous hissant à la corde. Le désir de revoir la lumière se fait de plus en plus fort. Les mouvements inhabituels, ramper, se glisser et forcer le passage deviennent de plus en plus pénibles. Enfin, la lumière du soleil perce à travers l' entrée de la grotte et nous sentons l' air chaud de l' extérieur.

La spéléologie offre d' autres défis que l' alpinisme.. " " .Ce sont d' abord le froid et les mouvements inhabituels de progression qui sollicitent les forces. Une descente dans une grotte doit être bien préparée et ne devrait être entreprise qu' en compagnie d' un spéléologue averti. C' est bien sûr au sein de la Société suisse de spéléologie ( SSS ) que cette discipline s' apprend avec le plus de profit. La société, comme le CAS, est divisée en sections et offre également des cours pour débutants.

Protection des grottes La spéléologie connaît actuellement, comme tous les sports liés à la nature, un développement rapide.

Diverses organisations offrent des excursions dans des grottes. Comme les formations souterraines sont très fragiles et sensibles aux atteintes de toutes sortes, les grottes ne devraient être visitées qu' avec précaution et jamais par de grands groupes. Des merveilles formées au cours de milliers d' années - concrétions et dépôts de toutes sortes - peuvent être ruinées en une seconde si l'on ne fait pas attention. Ce ne sont pas seulement les concrétions qui peuvent souffrir mais également la structure des sédiments et des couches d' argile, d' un intérêt scientifique certain. Il y a déjà en Suisse, çà et là, des grottes détruites. La situation est pire dans le Jura français. Les spéléologues, en conséquence, s' en tiennent strictement à un code d' honneur qui doit garantir la protection du monde souterrain.

Felix Maurhofer, Steffisburg BE ( trad.m Stalagmites géants à la Boumois ( F ) La Bouche, au Creux d' Entier ( Jura )

>our l' alpiniste, le skieur ît le randonneur

»er l' alpinista, lo sciatore e l' escursionista

:ür Skitourenfahrer, Bergsteiger und -wanderer

telles une estimation personnelle de danger ou l' annonce d' avalanches observées, sont d' une utilité pratique pour le Service des avalanches. D' une part, en effet, elles représentent un complément aux rapports fournis par les stations d' observation et de mesure de l' ENA, en particulier au-dessus de 2500 m d' altitude, où l'on ne dispose que d' un petit nombre de stations et où ces annonces individuelles peuvent donc livrer des renseignements précieux, susceptibles de contribuer de manière décisive à l' éla du bulletin des avalanches ( surtout si elles sont communiquées le plus rapidement possible par télécopie à l' ENA ).

D' autre part, ces annonces servent au contrôle et à l' amélioration des bulletins des avalanches. Dans ce but particulier, il est nécessaire de disposer de plusieurs annonces pour tous les degrés de danger. Cela vaut aussi bien en cas de concordance que de non-concordance des estimations individuelles avec le bulletin national.

De plus, les informations ainsi récoltées sont partiellement intégrées

Nouvelle série de formulaires de l' ENA

Le Service des avalanches de l' Ins fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches ( ENA ) a procédé à une refonte complète des différents formulaires concernant l' estimation du danger d' avalanche et l' annonce d' obser d' avalanches. Ce travail a abouti à l' établissement d' une série de quatre formulaires qui remplace désormais tous les questionnaires antérieurs.

Objectifs Cette nouvelle série de formulaires a pour buts essentiels d' augmenter le taux de réponse, d' élaborer un réseau d' observation, de rendre plus claire la répartition des cas et des situations ( voir exemple du questionnaire A ), enfin de concorder avec les banques de données existantes ( sur les dommages matériels et corporels ).

Utilisation Les informations sur la situation dans le domaine des avalanches, Skier hors des domaines surveillés? Certes, mais seulement si l'on dispose de l' expérience nécessaire et après s' être informé du danger d' avalanches Echelle européenne de danger d' avalanche 2e édition 1994 Degré de danger Conséquences pour des personnes hors pistes / recommandations 1 faible En général, conditions sûres. ~w^L 2 limité Conditions favorables, pour la plupart. La prudence est surtout conseillée lors de passages sur des pentes raides d' exposition et d' altitude indiquées dans les bulletins.

3 marqué Conditions partiellement défavorables. L' appréciation du danger d' avalanche demande de l' expérience. Eviter autant que possible les pentes raides d' exposition et d' altitude indiquées dans les bulletins.

r 4 fort Conditions défavorables. L' appréciation du danger d' avalanche demande beaucoup d' expérience. Se limiter aux terrains peu raides / considérer les zones de dépôt d' avalanches.

K très fort Conditions très défavorables. La renonciation est recommandée.

Les zones menacées par les avalanches sont généralement décrites de manière plus détaillée dans le bulletin d' avalanches ( altitude, exposition, topographie, etc. ) Les degrés de danger sont valables uniformément dans toute la région des Alpes. Version abrégée du « Guide d' interprétation du bulletin d' avalanches », Comm. de l' Institut fédéral pour l' étude de la neige et des avalanches, Weissfluhjoch/Davos, n° 50,. " " .1994.

L' échelle européenne de danger d' avalanche au rapport hivernal paraissant chaque année. Cela concerne surtout les avalanches impliquant des personnes et des dégâts matériels.

Transmission La communication doit se faire aussi vite que possible, c'est-à-dire par telefax. Cela vaut essentiellement pour le formulaire A. L' ENA examine naturellement aussi avec soin les formulaires qui lui parviennent par la poste. Les formulaires, d' ailleurs, ne sont pas la seule possibilité de communiquer des annonces sur la situation des avalanches dans une région. Celles-ci peuvent également être transmises par téléphone au n°081/ 417 01 88, où elles sont enregistrées sur bande.

Public visé Les formulaires de l' ENA s' adres avant tout aux personnes qui, professionnellement ou par leurs loisirs, se trouvent souvent en pleine nature et/ou s' occupent activement de neige et d' avalanches: guides de a < montagne, gardiens de cabane, services de sauvetage, observateurs de l' ENA, services des avalanches, armée, ainsi que chefs de courses à ski, écoles de ski, excursionnistes à ski etc. Les personnes fournissant régulièrement ou fréquemment des annonces, ou des annonces détaillées ( croquis, rapport circonstancié, photos ) sont indemnisées par l' Institut chaque année à la fin de l' hiver. Les annonces faites sur les quatre formulaires sont traitées confidentiellement. Dans le cadre de la Prévision des avalanches Suisse 2000, l' ENA introduira diverses nouveautés, telles que des bulletins des avalanches régionaux, afin de répondre aux besoins de ses clients de façon plus ciblée. La campagne de promotion des questionnaires doit aussi contribuer à améliorer la mise en garde concernant les avalanches. L' ENA souhaite un contact étroit avec ses informateurs. Dans cet esprit, il remercie d' avance toutes les personnes qui lui renverront des formulaires remplis.

Thomas Stucki, ENA, Service des avalanches ( trad.. " " .M Transports de neige sous l' effet d' un fort vent. La structure de la surface de la neige met bien en évidence les accumulations de neige soufflée Avalanches de plaques de neige sèche déclenchées spontanément au Wannengrat, au-dessus de Davos, le 24 février 1996 Extrait des rapports hivernaux A l' avenir, un tiré-à-part du chapitre 2, « Accidents causés par des avalanches », du rapport hivernal de l' ENA sera publié en allemand et en français ( env. 15 fr. ). La version allemande du premier tirage paraîtra en décembre 1996, la française au cours de l' hiver 96-97. Le rapport hivernal complet 1995-96 ( en allemand uniquement ) sera disponible au début de l' été 1997 ( env. 50fr. ). Commandes auprès de l' ENA, Service des avalanches, 7260 Weissfluhjoch/Davos.

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Pour l' alpiniste, le skieur et le randonneur Les quatre nouveaux formulaires A: Estimation personnelle du danger d' avalanche Sont inscrites sur ce formulaire les observations faites dans le terrain et l' estimation personnelle du danger d' avalanche. Ces données sont utiles au Service des avalanches en tant qu' informations complémentaires et pour le contrôle et l' amélioration des bulletins des avalanches. Elles devraient donc être transmises aussi rapidement que possible ( par fax ).

B: Avalanches sans dommage corporel ni matériel Ce formulaire s' utilise pour annoncer des grosses et/ou inhabituelles avalanches, ou une activité avalancheuse extraordinaire, n' impliquant de dommages ni pour des personnes, ni pour des objets. Il peut également être utilisé pour compléter les observations faites à propos d' avalanches annoncées sur un formulaire A.

C: Avalanches ayant atteint des personnes sans dommages matériels Sont annoncées ici les avalanches ayant atteint une ou plusieurs personnes. Il est important pour la statistique que le plus grand nombre possible de cas soit annoncé, y compris ceux où les personnes atteintes s' en sont tirées saines et sauves. Devraient également être annoncées les interventions de sauvetage et de recherche aboutissant au constat que personne n' a été englouti dans l' ava.

21 sans cohésion jusqu' au sol 3 ) Accumulations de neige fraîche s 5 ) Réection du manteau 6 ) Avalanches observées:

Estimation personnelle du danger d' avalanche:

Veuillez reporter votre estimation du danger dans le graphique de droite aux expositions et altitudes correspondantes:

1 faible 3 marqué 4 fort Il existe en outra un danger d' avalanche de oleaues de neige mouillée: □ petite ( couléesgrosse avalanche Q avalanche au sol du àanaer d' avalanche:

D: Avalanches avec dommages matériels et/ou corporels Ce dernier formulaire sert à l' enre d' avalanches ayant entraîné des dommages matériels ou corporels. La notification des dommages corporels s' effectue comme sur le formulaire C, sans la distinction entre activité non touristique ou touristique des victimes de l' avalanche.

Comm. ENA ( trad. ) "

ex. formulaire A ex. formulaire B ex. formulaire C ex. formulaire D Commande à envoyer à:

IFENA, Service des avalanches, 7260 Weissfluhjoch/Davos < Estimation personnelle du danger d' avalanche A transmettre par fnx ( ou par poste ): 081 / 416 62 03 Nom / Prénom: .M..!jk&

)^GuW«UServK«deuuvstagoaObtervataurENA 3 Mméa Q Service des avalanche« QChefttocounK QAutrw:>J_

Adresse: ,^f?h>ohf^^.SS*...5„No postal/Localité:...3>Z.4.9...1&Rt&tel

Numéro de téléphone:

itinéraire de la randonnée ou de la variante:

Région / Canton:

Date et heure des observations:

31 Observations sur le terrain:

Principales observations du groupe 1 à 6; veuillez reporter les numéros de vos réponses sur le graphique de droite aux expositions et altitudes correspondantes:

61 formation de fentes 62 formation de plaques Q sowitanée ì^dédenchée artificiellement petite: longueur et largeur inférieures à 50 m moyenne: d' une longueur entre 50 et 300 m grands; d' une longueur supérieure a 300 m 61 une petite03 une moyenne66 une grandePour d' autres indications: questionnaire B ( colonne de gauche ) 62 plusieurs petites 64 plusieurs moyennes 66 plusieurs grandesPour tfautrss indications, questionnaire B ( colonne de droite ) 70 Personnels ) atteinte(sopération organisée de sauvetage mise sur pied * Veuillez remplir le questionnaim C!

5 très fort A envoyer S: ENA, Service des avalanches. 7260 Weissfluhjoch/Davos, Tél. 081 - 417 02 22 / Fax: 081 - 416 62 03 upon de commande des formulaires de l' ENA Spediteur:

Dali. Dfran. Dita, et Dali. Dfran. Dita, et Dali. Qfran. Dita, et Dali. Ufran. Dita, et enveloppes-réponse enveloppes-réponse enveloppes-réponse enveloppes-réponse Pour l' alpinisme, le skieur et le randonneur 01 a

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