Les délégués en faveur d’une discussion stratégique Premiers objectifs attendus pour la prochaine Conférence des présidents

L' Assemblée des délégués réunie à Davos s' est prononcée en faveur d' un remaniement des Lignes directrices et de la stratégie du CAS. Les Lignes directrices CAS et environnement seront révisées en conséquence. La dispute autour de l' héliski est provisoirement reportée.

Là où les puissants de ce monde se rencontrent en hiver, au Centre des congrès de Davos, les délégués du CAS ont siégé à mi-juin. Si les décisions prises ne sont pas de la même portée que celles de l' élite mondiale du World Economic Forum, elles n' en sont pas moins d' une grande signification pour le Club alpin suisse.

Outre les points statutaires à l' ordre du jour ( voir p. 16 ), sa politique environnementale a monopolisé les débats. La dispute sur la position du CAS quant à la nouvelle réglementation des places d' atterrissage en montagne a récemment atteint son apogée lorsque quelques représentants des sections valaisannes Monte Rosa et Zermatt ont menacé de quitter le CAS. Pour cette raison, la tension était à son comble lorsqu' ont été traitées les requêtes des sections Bern, Uto et Oldenhorn demandant une adaptation des Lignes directrices CAS et environnement. Renforcement ou non? Les requêtes des sections Uto et Bern portaient sur une modification de l' article 5.1.4 des Lignes directrices CAS et environnement. La section Uto demandait que le CAS défende dorénavant « une réduction générale des vols alpins à but touristique », au lieu de n' en préconiser qu'« une limitation et canalisation ». La section Bern voulait y introduire « un rejet de l' héliski pour des raisons d' éthique dans les sports de montagne ». Des représentants des deux sections ont cependant souligné que leurs requêtes n' étaient pas à comprendre comme un renforcement des lignes directrices. Un délégué de la section Bern a précisé qu' il s' agissait d' une distanciation de l' héliski et qu' après tout, si les membres du CAS sont des alpinistes, le CAS ne devrait pas se soucier des ascensions motorisées ( voir Les Alpes 4/2001 ). Les sections de Suisse orientale ont expliqué d' une même voix qu' elles souhaitaient pouvoir à nouveau « en débattre avec objectivité » et qu' il était grave qu' un débat interne au CAS ait été rendu public par quelques-uns. La section Uto a fait le premier pas en retirant sa requête « afin de contribuer à un apaisement ». L' intervention d' un membre de la section Monte Rosa qui appelait à cesser de mener ce débat politique au CAS a fait sensation: « Nous ferions mieux d' investir notre énergie ailleurs, le débat sur l' héliski ne regarde pas le CAS. » Et le président de la section Winterthur de répondre: « Je me réjouis que le Valais ait retrouvé la voie de la raison. »

 

La requête de la section Bern a finalement été largement rejetée, de même que celle de la section Uto qui demandait une enquête représentative auprès de membres sur les vols motorisés en montagne. La seule des quatre requêtes à avoir été largement acceptée, avec cependant un délai postérieur à 2013, est celle de la section Oldenhorn, demandant que les Lignes directrices CAS et environnement soient revues jusqu' à l' Assemblée des délégués ( AD ) 2012. Le Comité central ( CC ) avait précédemment proposé que les Lignes directrices et la stratégie globale du CAS soient remaniées durant l' année jubilaire 2013 et que l' adaptation des lignes environnementales intervienne après. Cette idée d' une vue d' ensemble a été largement ratifiée par les délégués. Les objectifs stratégiques sont attendus pour la Conférence des présidents de novembre 2011. La nouvelle stratégie devra ensuite être adoptée lors de l' AD jubilaire de 2013.

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