Mountain Adventure Camp. A la découverte des montagnes

Attività dei giovani

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A la découverte des montagnes

Mountain Adventure Camp

Le Mountain Adventure Camp s' est déroulé pour la première fois pendant l' été 2005. Douze jeunes motivés, pour la plupart débutants en alpinisme, se sont réunis près du Steingletscher ( Susten ) pour vivre une semaine riche en découvertes.

C' est vers midi, par une splendide journée d' été, que nous nous retrouvons sur le Steingletscher, curieux de voir ce qui nous attend au cours de la semaine. Après les présentations et la distribution de matériel, nous partons tout de suite pour l' école d' escalade. Pour la plupart des participants, c' est la première fois qu' ils mettent des chaussons de grimpe – qui, comme on le sait, sont loin d' être des pantoufles. Mais ils oublient vite leurs orteils trop serrés pour se lancer, à une vitesse surprenante, à l' assaut des voies. Le lendemain, il pleut et nous passons la journée dans la salle d' escalade de Meiringen. Au programme du troisième jour: le glacier. Même si le temps n' est pas au beau fixe, l' attrait de la nouveauté motive les jeunes: équipés de crampons et de piolets, nous escaladons des voies équipées en moulinette, dans la glace de plus en plus raide. Ce soir-là, certains ont les bras un peu lourds

Objectif atteint envers et contre tout

La via ferrata de Tälli est un long circuit de plus de mille mètres de dénivelé. C' est donc très tôt que nous quittons la chaleur de nos sacs de couchage. Le soleil transperce ici et là les brumes matinales pendant que nous montons vers l' entrée de la voie, en passant devant la cabane Tälli. Après quelques explications sur l' emploi du matériel et des indications concernant la sécurité, c' est parti: la via ferrata nous fait traverser des falaises souvent verticales, parfois même surplombantes. Au début, on a un peu de mal à se fier à ces échelles et ces câbles, d' autant plus que la pierre est humide et glissante à cause du brouillard. Mètre après mètre, échelle après échelle, nous partons à la conquête de la montagne. Et puis, comme si la brume ne nous embê-tait pas assez, peu avant le sommet, des giboulées s' abattent sur nos casques. Mais soudain apparaît la croix sommitale. Nous sommes tous fiers et soulagés d' avoir atteint notre objectif. Comme pour nous féliciter, le soleil chasse les derniers nuages et une vue splendide se découvre à nos regards. Le lendemain, nous allons grimper dans des voies de plusieurs longueurs et montons à la cabane CAS de Sustli, 2257 m, pour passer une soirée en altitude dans une ambiance conviviale.

Une gamme de sports à découvrir

Le Mountain Adventure Camp s' adresse à des jeunes curieux et motivés entre 17 et 20 ans, qu' ils soient membres du CAS ou non, qui veulent passer une semaine à découvrir différents sports de montagne – escalade en rocher et de glace, via ferrata, course en haute montagne – et respirer l' air des cimes. Les débutants sont les bienvenus. Le prochain camp se déroulera du 17 au 22 juillet 2006 sur le Steingletscher, proche du col du Susten. Le matériel technique est mis à disposition. Inscriptions sur www.sac-cas.ch/jugend. Pour plus de renseignements, tél. 031 370 18 30 ou courriel andrea.fankhauser(at)sac-cas.ch a Andrea Fankhauser, responsable Jeunesse ( trad. ) Dans les parois escarpées de la via ferrata de Tälli Escalade de glace dans une crevasse du Steingletscher Photos: Andrea Fankhauser

Le savais-tu?

Les jeunes bouquetins, des as de la grimpe

Très vite après leur naissance, les jeunes bouquetins crapahutent entre les rochers. La nature les équipe des meilleurs chaussons d' escalade qu' on puisse imaginer. Mais en hiver, ils n' ont pas la vie facile.

Si tu te balades en montagne en mai ou en juin, tu verras peut-être une étagne – c' est ainsi qu' on appelle la femelle du bouquetin – avec un gros ventre. Un petit bouquetin va bientôt venir au monde! Par contre, il est peu probable que tu puisses assister à sa naissance. C' est un privilège réservé aux chercheurs qui étudient la vie des bouquetins des années durant. Car lorsque l' étagne sent qu' elle va mettre bas, elle se retire dans un lieu inaccessible pour ne pas être dérangée. A peine né, le cabri arrive déjà à suivre sa mère. Quelques jours plus tard, ils reviennent tous deux vers les autres femelles et leurs petits, pour passer l' été dans la sécurité de la harde.

Pourquoi les bouquetins grimpent-ils?

Contrairement aux humains, les petits bouquetins n' ont aucun mal à apprendre à grimper. Se déplacer sur des rochers escarpés, ils ont cela dans le sang. A peine quelques jours après leur naissance, les cabris n' hésitent pas à faire des sauts vertigineux pour suivre leur mère à travers les falaises. Leurs sabots spécialement conçus à cet effet leur sont d' une aide précieuse: le bord extérieur est fait de corne tandis qu' à l' intérieur, des coussinets mous s' adaptent au profil du rocher. Des chaussons de grimpe idéaux, complétés par des jambes musclées et une excellente perception de l' espace qui leur permet de prévoir le chemin qu' ils vont suivre. En plus, contrairement aux hommes, les bouquetins ne ressentent quasiment pas la peur. Leur habileté pour l' es leur procure de nombreux avantages: d' une part, elle leur permet d' échapper à leurs prédateurs, dont la plupart sont moins à l' aise qu' eux. D' autre part, elle facilite leur recherche de nourriture. Car même en plein hiver, sur les flancs de montagne escarpés, surtout dans les versants sud, il n' y a que peu de neige. C' est donc leur talent pour l' escalade qui permet aux bouquetins de se nourrir. Et s' ils ne trouvent que de l' herbe sèche et des lichens, cela ne les dérange pas.

Pourquoi les bouquetins n' ont pas froid en hiver?

Comme pour tous les animaux des Alpes, pour les bouquetins, l' hiver est la saison la plus rude. Même si les mâles accumulent 30 kg de graisse pendant l' été et les femelles, 10 kg, ils doivent absolument économiser leur énergie. Pour se réchauffer, ils ne peuvent pas bouger comme nous le faisons quand nous avons froid. Ils perdraient trop vite du poids. Ils ne migrent pas non plus vers des régions plus chaudes comme d' autres espèces animales. Ils se protègent du froid par un épais pelage d' hiver, qui commence à pousser en automne. Heureusement, ils connaissent leur territoire comme leur poche et savent où s' abriter lorsqu' il neige ou qu' il vente. Dès les premiers rayons de soleil, on voit le « seigneur des Alpes » se réchauffer et brouter sur les versants sud. Peut-être rêve-t-il au printemps, lorsque l' herbe sera à nouveau juteuse et que les prochains cabris viendront au monde. a Franziska Zoller-Wüthrich, Hettlingen ( trad. ) Une étagne avec des cabris âgés d' environ trois heures, photographiés au Säntis/SG. Les jumeaux existent, mais ils sont rares Photo: Jost Schneider

Faune et flore

Fauna e flora

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