Pâtes ou fondue? Oubliez le festin de pâtes avant une grande course

Au-dessus de 4000 mètres, une alimentation grasse fournit davantage d' énergie qu' un régime riche en glucides. Voilà les résultats d' une nouvelle étude suisse portant sur les courses à haute altitude.

Lectures complémentaires:

Pour en savoir plus sur les expéditions scientifiques au Muztagh Ata et au Pic Lénine: www.swiss-exped.ch

Autres articles dans "Les Alpes": www.sac-cas.ch > revue > recherche > fondue. 4/2010, 5/2007, 9/2005.

Baisse de performances avec un sang épais

Les Académies suisses des sciences ont décerné le Prix de Quervain 2010 au chercheur Beat Schuler ( Universités de Zurich et Oxford ), pour une étude démontrant que la viscosité du sang exerce une influence décisive sur le potentiel de performances du corps. Cette découverte a été à la base de celles qui ont été faites par l' expédition scientifique suisse au Muztagh Ata ( Les Alpes 4/2010 ). L' effet est connu de longue date et largement mis à profit: les athlètes d' endurance s' entraînent en altitude, où l' oxygène est rare, pour enrichir leur sang de globules rouges ( porteurs d' oxygène ). L' oxygénation du corps est alors améliorée aux basses altitudes. Mais l' augmentation de la proportion de globules rouges dans le sang ( taux d' hématocrite ) entraîne une augmentation de la viscosité, ce qui surcharge le cœur et le système circulatoire des personnes souffrant de mal d' altitude. Le travail primé de Beat Schuler a prouvé que si une forte proportion de globules rouges améliore le potentiel de performances en altitude, l' augmentation concomitante de la viscosité tend à limiter ce potentiel. Il a démontré que le potentiel maximal de performances se situe à une valeur d' hématocrite de 58%.

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