Comment la Suisse devint un peuple de skieurs

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Par Paul Sdinaidt

( Genève ).

« Labor omnia vincit Improbus. » Virgile.

Le peuple suisse est naturellement skieur, il ne fait qu' obéir à l' appel de ses montagnes, de la neige et du .soleil. Mais il a une dette de reconnaissance immense envers les pionniers d î ski et envers le Club Alpin Suisse, car sans les efforts conjugués et la compréhension des membres de quelques sections du C.A.S., nous ne serions pas encore arrivés aujourd'hui à être « un peuple de skieurs » fort et éprouvé.

Combien d' hommes, tout comme moi-même, ont vu leur vie changer du tout au tout par le fait d' avoir été appelés à connaître la montagne, à en découvrir les beautés et les secrets, les rudesses et les exigences. Tout à coup, quelque chose entre dans votre existence, vous bouleverse, vous fait découvrir des horizons nouveaux, des possibilités jusqu' alors inconnues, vous enthou-siasme.Vous ne pouvez vous sousiraire à cet attrait, vous êtes emportés par son charme, vous êtes pris, vous en devenez l' esclave obéissant, vous en subissez l' attirance, vous en devenez éperdument amoureux. C' est un besoin, une raison d' être. Et la montagne a, tout naturellement, mené beaucoup d' alpinistes au ski.

Le ski est actuellement un jeu h eile, naturel. On a peine à imaginer que ce noble art soit si jeune encore en Suisse, juste cinquantenaire! Il semble qu' il a toujours fait partie de notre vie. Et pourtant, :.l n' y a guère qu' une quinzaine d' années qu' il est devenu vraiment populaire et qu' il a été mis à la portée de chacun, qu' il fait parti ;; de notre vie. Un très gros effort a été fait par tous les clubs, sociétés et associations intéressés au ski, afin que le ski ne soit plus un sport pour quelques privilégiés seulement, mais qu' il fasse partie du patrimoine spirituel, économique et sportif du pays.

Les cinquante ans qui nous séparent de l'«invention » du ski en Suisse ont été parsemés de maints écueils; mais grâce à la perspicacité, à l' en, à l' amour pour la chose déployés par les pionniers et les premiers skieurs, tous les obstacles furent surmontés. Le ski de tourisme dans les préalpes, le ski alpin, le ski de compétition, le ski militaire, l' en général du ski, ont su triompher de toutes les difficultés et porter cet art à un niveau très élevé. Il a forgé un esprit sain dans des corps sains, un enthousiasme bienfaisant; le goût à la vie et la joie de vivre sont issus de ce sport qui met l' homme en rapport permanent avec la nature et ses plus belles manifestations. Le ski a permis d' établir des contacts entre citadins et montagnards, il a fait naître le désir de connaître et de découvrir notre beau pays et ainsi à l' aimer davantage.

Deux dates ont particulièrement illustré cette période: les 28/29 janvier 1893, Glaris, avec un nom: Christof Iselin, dénommé depuis lors le « père du ski en Suisse »; le 6 décembre 1893, Genève, avec Georges Thudichum qui fit connaître le ski en Suisse romande et auteur du premier « manuel d' en ».

Jetons un rapide coup d' œil sur ces 50 ans. Ce sera tâche facile grâce à l' intéressant et captivant travail du Dr Max Senger 1 ).

Fridtjof Nansen, le grand explorateur, homme d' Etat et humaniste norvégien, ne s' imaginait certainement pas que le récit de son expédition au Groenland allait réveiller, en 1891, les Suisses dans leur sommeil hivernal et les placerait un jour sur des skis. Si on interroge ou lit les quelques tout premiers skieurs dans notre pays, on remarquera que tous se réfèrent au livre « A skis à travers le Groenland » pour situer le début de leur initiation au ski.

Comment il fallait se servir des skis, nul ne le savait vraiment, personne n' ayant vu un exemple vivant. Le livre de Nansen donnait seulement des directives basées sur ce qui se faisait en Norvège depuis fort longtemps déjà et retraçait les expériences faites durant la campagne de l' Inlandis grœnlandais. Cet ouvrage devait amener une révolution dans notre paisible vie clubistique. Mais il fallut que quelqu'un ait suffisamment d' énergie et de courage pour faire adopter aux Suisses ( toujours si prudents et sceptiques lorsqu' il s' agit de nouveautés, surtout étrangères à leurs mœurs ) ces possibilités jusqu' alors inconnues de conquérir la montagne en hiver.

On avait déjà parle de quelques vagues essais à skis en 1868; un certain Konrad Wild de Mitlödi possédait une paire de skis norvégiens; en 1883, le Dr Herwig fit de bien timides essais à Arosa. Durant l' hiver 1883/84, les frères Egger de Bàie firent l' ascension de l' Aroser Rothorn. A Davos, deux élèves de l' institut Fridericianum, Paulcke et Funcke, reçurent des véritables skis norvégiens comme cadeau de Noël. Vers 1880, les pères de l' hos du Grand St-Bernard utilisaient de temps à autre des skis. En 1891, COMMENT LA SUISSE DEVINT UN PEUPLE DE SKIEURS.

O. Kjelsberg, un Norvégien, fit seul l' ascension du Bachtel. Mais ce ne furent là que de pâles essais sans lendemain, hélas!

Le mérite de l' invention du ski en Suisse revient incontestablement à un Glaronnais, Christof Iselin. En 1891, Iselin, âgé de 22 ans, grand lecteur de livres d' expéditions, de voyages et de découvertes, lut l' ouvrage de Nansen. Un choc, une imagination fertile aidant, un nouvel horizon s' ouvrait à ce jeune homme qui ne se laissa ni décourager ni rebuter par les sarcasmes, les moqueries et les rires. Il se fabriqua des skis selon les données de Nansen; de nuit et par le mauvais temps, il en fit l' essai, il s' acharna à apprendre à manier ces planches. Ce qui se faisant en Norvège pouvait se faire également à Glaris. Mais les résultats furent peu encourageants. Cependant il n' aban pas son idée. Avec une rare perspicacité, il continua son étude, mais le seul livre de Nansen ne lui permettait pas d' avancer dans ses progrès. Il chercha un Norvégien et découvrit à Winterthour Olaf Kjelsberg qui passait pour bon skieur dans son pays et qui fut le premier à avoir skié en Suisse. Il découvrait l' exemple vivant, le modèle. Il fit la connaissance d' un autre Norvégien du nom de Krefting. Le 11 décembre 1892, à Glaris, par une neige poudreuse merveilleuse, les deux Norvégiens montrèrent à Iselin, à Jacques Jenny et Fred Iselin ( âge de onze ans ) comment se servir des skis. Ils firent de magnifiques exercices et mène Krefting sauta un muret de 60 cm ., faisant un bond de huit mètres, ce qui déclancha l' enthousiasme immense des spectateurs. Cette initiation fit naître le désir d' apprendre, mais la chose n' était point facile. Iselin ne se découragea pas: il voulait arriver! La pratique vaut mieux que la théorie! C' est ce que démontra d' une façon éclatante Iselin, par sa fameuse traversée du Pragel.

Les populations montagnardes ne connaissaient alors qu' une seule possibilité de circuler en montagne en hiver, c' était avec la luge. Et encore fallait-il qu' il n' y eût pas trop de neige. Se transporter à pied était parfois tâche surhumaine; on utilisait bien, avec méfiance, un genre de raquettes, mais leur emploi était malcommode, lourd et ne permettait pas de glisser et de descendre comme cela devint possible avec les skis, donnait ainsi à ces derniers une grande supériorité. Restait à le démontrer. Les paris étaient ouverts, qui des deux serait vainqueur? raquettes ou skis?

Et la tentative fut faite les 28/29 janvier 1893 par Ch. Iselin, A. von Steiger, de la section Tödi du C.A.S., et Olaf Kjelsberg et le Dr Naef de la section Winterthour, en faisant la traversée de Glaris à Schwyz, par le col du Pragel, 1554 m ., parcours demandant une dizaine d' heures en été.

Il fallait prouver qu' il était possible de traverser ce col en hiver avec des patins à neige norvégiens en moins de temps et plus aisément, à ce que prétendaient les trois premiers contre: l' avis du quatrième qui fit le parcours en raquettes. Les skis furent vainqueurs!

Le récit de cette glorieuse journée parut dans la presse et éveilla un intérêt considérable dans tout le pays. Plus d' une opinion prévenue fut ébranlée et les soi-disant impossibilités de parcourir la montagne en hiver fondirent comme neige sur poêle! Une brèche avait été ouverte, de nouveaux horizons étaient découverts!

La bonne graine était semée, elle leva et porta ses fruits. Dans le Prättigau, quelques adeptes firent de petites excursions; à Davos, Paulcke, Funcke, Branger, Burkhardt, Conan Doyle font des traversées intéressantes; en Engadine, Saratz traverse tout seul le 15 avril 1894 la Fuorcla Surlej ( 2760 m. ). A St-Gall, à Zurich on parle ski au C.A.S. Dans le massif du Gotthard, le militaire s' y intéresse de même que la Direction des Postes pour les messagers postaux! Le 5 janvier 1896, Paulcke et de Beauclair gravissent l' Oberalpstock, 3360 m. A Berne, 1894/1895 on vit divers clubistes s' exercer sur les pentes du Gurten. A Bienne, au Val de Travers, au Locle, à la Chaux-de-Fonds, les curieux achètent des skis. Aux Avants, un certain Dufour fait venir en hiver 1889/90 une paire de skis norvégiens, mais ne sut pas s' en servir. En 1894, on vit un genevois, M. Georges Thudichum, faire du ski d' une façon convenable. En effet, feu Georges Thudichum, ayant lu la relation de la traversée du Pragel, écrivit à Iselin qui lui envoya une superbe paire de skis de Jakober qu' il essaya de suite, le 6 décembre 1893! Il travailla ferme, s' exerça à la Dôle, à la Faucille. C' est lui qui fit connaître le ski en Suisse romande, il en a tout le mérite! Une conférence faite par Thudichum en février 1895 à la section genevoise, avec photographies venant de Norvège et de Davos, eut un grand retentissement et tout de suite de nombreux adeptes ( Dr Ducellier, Perrottet, Archinard, Dr Weber-Bauler ) se joignirent à lui. Leurs essais et prouesses au Salève et au Jura n' allaient pas sans moqueries ou sans frayeurs. Mais le vrai départ du ski en Suisse romande est dû à la « Méthode d' enseignement du ski » que Thudichum fit paraître dans les n° » 2 et 3 de 1896 de l' Echo des Alpes. Cette méthode, la première, fit la loi durant de nombreuses années. Cependant le départ fut lent. Ce n' est que la création, en 1902, par Ole Houm et le Dr Weber-Bauler, d' un ski-club au sein de la section genevoise qui donna un réel essor au ski romand en lui insufflant une impulsion marquée.

Le premier ski-club de Suisse fut fondé par les membres de la section Tödi du C.A.S. à Glaris le 19 novembre 1893, sous le nom de « Ski-Club de Glaris », et son premier président fut le « père du ski » Christof Iselin. Il y a 50 ans! Quel chemin parcouru depuis!

La même année vit également la création de la première fabrique de skis du continent par les frères Jakober à Glaris et l'on put voir évoluer sur la neige la première skieuse de la Suisse, Mlle Krebs, âgée de 17 ans. 1897: 18 au 23 janvier, W. Paulcke et ses amis font la première traversée de r Oberland bernois à skis ( Grimsel—Concordia—Brigue ). Matthias Zdarski sort la fameuse technique du ski alpin dite Lilienfeld. 1898: 5 janvier, Paulcke et Helbling atteignent à skis une altitude de 4200 m.

au Mont-Rose. Les guides glaronnais sont équipés avec des skis.

Ulrich Wille, qui devint général durant l' autre guerre, traverse à skis le Tschingelpass.

1902: 26 janvier, à Glaris, et 16 mars, à Berne, premiers concours de ski. 1903: 26 et 27 décembre, inauguration de la première cabane de ski du C.A.S., la cabane de Spitzmeilen.

COMMENT LA SUISSE DEVINT UN PEUPLE DE SKIEURS.

1904: 20 novembre à Olten, fondation de l' Association suisse des clubs de ski ( 16 clubs dont 4 romands, La Chaux-de-Fonds, Genève, St-Imier et Vevey-Montreux ).

1905: 21 et 22 janvier. Premières courses nationales suisses de ski. F. Iselin devient le premier champion suisse.

1916: Création par l' A. S. C. S. du fonds de skis gratuits destinés aux enfants pauvres de nos montagnes.

1922: Premier cours pour chefs de courses.

1924: Création de la Fédération internationale de ski ( F. I. S. ) dont la Suisse devient membre et dont les concours ont passionné le monde entier.

1925: Premier essai de sauvetage en haute montagne, au moyen de l' avion, dans le massif de la Bernina.

1926: 2es olympiades d' hiver à St. Moritz.

1927: Mise dans le commerce de la célèbre pelle à avalanches Iselin.

1929: Arosa, premières courses nationales de descente et de slalom.

1932: Création de l' Interassociation pour le ski et de la méthode suisse unifiée de ski. Premiers cours pour instructeurs de ski et création du brevet de l' I. S. S.

Jusqu' à cette époque, la Suisse ne possédait pas une méthode d' enseignement unifiée du ski: autant de collines, autant d' opinions opposées et de doctrines divergentes: tel mouvement était enseigné d' une façon dans les Grisons et autrement dans l' Oberland bernois, tel virage se faisait ici d' une manière et là d' une au tre. Cela ne pouvait continuer ainsi. Les grandes associations, dont le Club alpin, décidèrent de se réunir et d' étudier le problème à fond, en comparant les méthodes en présence, en étudiant les nombreux livres parlant de ski et les as skieurs dans leurs évolutions et positions. Les techniciens et les théoriciens s' affrontèrent, travaillèrent et mirent debout une technique basée sur le parallélogramme des forces et sur la mécanique. Cette technique a été, année après année, améliorée, perfectionnée.

1933: Création de l' Association des Ecoles suisses de ski.

Le Département fédéral de l' Intérieur crée la Commission suisse pour l' étude de la neige et des avalanches.

1937: Introduction du bulletin d' avalanches à la radio.

1941: A Pontresina, premier camp de ski pour la jeunesse.

1943: Novembre, au seuil du cinquième hiver de guerre, les skieurs de notre petit pays ont encore la chance de pouvoir songer à leur sport favori et de faire des projets de randonnées à skis!

Les progrès faits dans la technique du ski et dans tout ce qui touche au ski, sont dus à tous ceux qui, inlassable ment, avec un cran remarquable, avec amour et enthousiasme, ont suivi les traces du « père du ski » et ont donne leur temps, leur savoir et leur cœur pour une cause qu' ils « avaient être juste.

Aux jeunes de maintenir cette foi, nous leur confions le flambeau!

Ostertage im Urirotstockgebiet.

Mit 1 Bild ( 146).Von Hans SPe1>ler ( Zürich, Sektion Gotthard ).

Die Lichter von Flüelen funkelten grell hinter uns. Leiser schimmerten die himmlischen Lichter. Ein gesprächiger Schiffer ruderte uns über den nächtlichen Urner See nach Isleten. Er erzählte uns vier Freunden, die wir mit Sack und Skis sein Fahrzeug schwer belasteten, von alter Zeit und von seinen Fahrten bei allem Wetter bis an die Märkte in Luzern. Es war ein recht stimmungsvoller Auftakt zu einer Ostertour. Von Isleten stolperten wir dann ins dunkle Tal hinein. Im frischen Nachtwind baumelten am bekannten Haus in Isenthal die Tatzen des letzten dort erlegten Bären und erzählten auf ihre Art, in Zeichensprache, von vergangenen Tagen. Der Weg zog sich in die Länge. Der Rucksack und die geschulterten Skis fingen an zu drücken, so dass die anfangs feierliche Stimmung mählich in Ausdrücke sanfter Selbstironie überging. Einer munkelte von unbezahlten Überstunden, ein anderer brummte etwas von « Viereselsweg ». So stolperten wir weiter bis über St. Jakob hinaus... Zuletzt froh, als wir in der Bühlrüti hinten unsere Freunde aus Uri ein Licht schwenken sahen, welches unserer schwachen Ortskenntnis nachhalf. Schnee lag hier in Hülle und Fülle, und das versprach, wie droben der sternbesäte Himmel, für morgen einen gefreuten Tag.

Ziemlich nach Mitternacht verlosten wir die unterschiedlichen Schlafgelegenheiten der Hütte. Am Morgen, als längst die Finken und Meisen in den Tannen mit dem Frühkonzert zu Ende waren, zogen auch wir gemächlich los an den Fuss des Aufstiegs zum Schöntalfirn, den wir über Lawinenreste erreichten. Unsere kleine Gruppe blieb ordentlich beisammen wie die Wagen einer Zugskomposition. Für die beiden vordersten « Lokomotiven » war im tiefen Pulverschnee genug Arbeit, das « Geleise » freizulegen. Heiri und ich am Schluss wurden mit dem Übernamen « Schlafwagen » bedacht. Unter diesen Scherzen tauchten wir fast plötzlich aus einem letzten Steilhang in die herrliche Weite des Firnbodens, der im hellen Sonnenglanz dalag. In dem weiten Hochtal zwischen dem Brunnistock und dem Urirotstock machten wir ein Depot alles Überflüssigen. Jemand blieb als Biwakwache zurück, allerdings wäre dies nicht gerade notwendig gewesen, denn weit und breit waren keine Spuren menschlicher Wesen zu erspähen.

Dann stiegen wir, wie Geibels Lerche, « am Ostermorgen hinein ins klarste Luftgebiet ». Nicht allzulange ging 's, und der Gipfel des Urirotstocks, 2932 m, war erreicht. Nur für das allerletzte Stück liessen wir die Latten stehen und gingen zu Fuss. Der Blick in die grünen Lande hinaus und hinein in die noch winterlich verschneite Gipfel weit war « Lohn, der reichlich lohnet ».

Wieder zurück bei den Säcken, tauchte das Projekt auf, dem gegenüberliegenden Brunnistock auch einen Besuch abzustatten. Alles war begeistert. Allein der erste Steilhang hatte es in sich. Einer um den andern machte kehrt, und zuletzt waren wir alle wieder beisammen auf dem Wege zur Lücke oben am OSTERTAGE IM URIROTSTOCKGEBIET.

Fusse des Torstocks. Nur ein Unentwegter morxte langsam dem Gipfel des Brunnistocks zu. Mit Siebenmeilenschritten holte er uns noch vor der Rotstocklücke, dem Übergang ins Ruckhubelgebiet, ein. Er brummte etwas von « Leuten, die wie teigge Birnen vom Brunnistock heruntergetrolt seien », was wir ihm nicht weiter übelnahmen; dagegen überhörten wir seinen Vorschlag, auch noch den Torstock « im Vorbeigehen » zu ersteigen. Unser Stalldrang war übermächtig. Es war aber kein Stall, der uns anzog, sondern die Ruckhubelhütte, die wir weit vor uns, jenseits der Lücke, erblickten. Eine Spur führte gerade in jener Richtung. Ein recht « anziehender » Weg lag vor uns, denn schon « zog der Schnee an », wie man sagt, wenn er anfängt über seinen milden Sulz die harte Harschdecke für die Nacht zu ziehen.

Die Hütte war nicht übermässig besetzt, und wir genossen, was man als Sonntagsskifahrer so wenig zu schmecken bekommt zeitige Ankunft in der Hütte und anschliessend gemütliche Hüttenstunden. Bis zum letzten Leuchten und länger sassen wir draussen und erblickten die zarten Farben der Berge gegen Westen, unter uns das Tal von Engelberg, vor uns den Steilabfall ins « End der Welt », über uns einen Segantiniabendhimmel, der allgemach aus den Farben einer rotbackigen Aprikose in diejenigen eines Pfirsichs wechselte, um schliesslich von Osten her sein sternbesticktes Abendkleid überzuziehen.

Am Morgen liessen wir alles von dannen ziehen. Dann verliessen auch wir die Hütte, um auf unsere Bretter zu stehen, Skispitzen Richtung Wissigstock.

Zeit hatten wir genug vor uns. So lockte uns zuerst der Engelberger Rotstock, 2820 m; wir erkletterten leicht seinen Gipfelaufbau, und er schenkte uns in der klaren Morgenfrühe einen schönen, interessanten Tiefblick. Wieder waren wir ganz allein und verlachten das Gejammer von den überlaufenen Bergen. Abstieg, kurze Abfahrt, steiler Gegenanstieg, und schon bald standen wir auf dem Wissig oben. Von seiner prächtigen Felsenkanzel über Firn und Schnee schieden wir ungern, doch es war ja eine prächtige Pulverschneeabfahrt zu erwarten. Kurz war das Vergnügen, denn man darf nicht zu weit hinunter fahren, weil man jenseits wieder zum Rotgrätli ansteigen muss, was in der warmen Ostersonne ein nettes Schwitzbad absetzte.

Vom Rotgrätli war... leider... nur noch Abfahrt vor uns, bis hinunter in den Boden des Grosstals. Eine herrliche Abfahrt, nur, wie immer, zu rasch vorbei. Schon war der Kreis geschlossen, und wir standen, nachdem wir an der Bühlrüti vorbeigeschossen, unten im Talboden bei St. Jakob, wo wir vorgestern hergewandert waren. Ostertage unter der 3000-m-Grenze waren erlebt. Wo sich im Sommer müde Wanderer im Abstieg über steile Flanken ausgewachsene Muskelkater holen und über Geröllhalden die Beine verknorzen, da waren wir leicht dahingeglitten und zogen nun befriedigt durch den hellen Frühlingstag das Tal hinaus gen Isleten, durch die Vorschau auf sommerliche Touren den Abschluss der Skisaison recht betonend und festnagelnd.

Skizzen.

In der Gletscherspalte.Von Peter Gschwind ( Schaffhausen ).

Übungshalber stürze ich in eine tiefe Gletscherspalte. Das Seil schränzt ein in den Firn, ächzt und hält. Bläulich kalte Dämmerung ringsum. Oben eine kleine Erinnerung ans Licht des Tages. Schwere Eismassen wuchten von beiden Seiten bedrückend hernieder. Wie war es doch früher als Knabe in unseren Indianerhöhlen? Die Ahnen, die Alten, sie fühlten den Sitz des Bösen im Innern der Erde. Für uns Furchtlose von heute ist es doch auch so geblieben.

Je länger ich mich da unten verstemme, um so schwerer lastet das Gewicht des Gletschers auf mir, obwohl es mich körperlich nicht belastet. Blaue, kalte, erdrückende Bedrängnis. Minuten werden zu Stunden. Mein feuchter Rücken friert an, die Hände werden kalt und steif. Langsam entzieht mir im Rücken die kalte Masse des Eises Wärme und Leben. Blauschwarz gähnt noch tief die Spalte. In ihren Untergründen lauert der Tod.

Doch die Rettung geht rasch, nach Programm. Erleichtert erblicke ich die rettenden Kameraden. Kräftiges Schütteln und Stampfen befreit mich wieder von Schnee und Eis, und dankbar schaue ich mich um in der Weite des Raumes unter der wärmenden Sonne.

Seiikameradschaft.Von Peter Gschwind ( Schaffhausen ).

Hoch vom hellen, klaren Himmel zieht sich der graue, zackige Felsgrat hinunter ins treibende Nebelmeer. Aus den wogenden Nebeln ragt noch ein schmaler Felszahn ins Licht der wärmenden Sonne. Eine Gneisplatte liegt an seiner Spitze. Darauf ruhen, gemütlich ausgestreckt, zwei Kletterer, das sichernde Seil um die Spitze geschlungen, und schmauchen ihr Pfeifchen. Zwei Seilkameraden. Wie manche Gletscherspalte überwanden sie schon im sicheren Vertrauen des einen zum andern. Wie manche Felspartie erklommen sie schon mit jener Kraft, geschöpft aus der Gemeinschaft auf Leben und Tod. Wie fest und vertrauend querten sie zusammen schwierige Übergänge, immer das verbindende Seil in der Hand, jedes Zucken, jede Bewegung nachemp-findend, mit unablässiger Aufmerksamkeit jedem Griff und Tritt liebevoll folgend. Die kleinste Unaufmerksamkeit würde als Lieblosigkeit empfunden und könnte die schwersten Folgen haben. Echte Seilkameradschaft, die selbstlose Hingabe an den Freund, es ist ein hohes Erlebnis und eine grosse Gnade.

Die singende Wand.Von Jakob Alber ( Oberrieden-Zürich ).

An einem strahlenden, beglückenden Sonntagmorgen wanderte ich durch die unwegsamen Karren der Rautialp meinem Tagesziele entgegen. Auf einem grossen Stein, der im dürftigen Schatten einer halbverkümmerten Tanne lag, liess ich mich nieder, um mich für den Weitermarsch mit einigen guten Bissen zu stärken.

Es war mir schon vorher aufgefallen — aber jetzt vernahm ich 's noch deutlicher und besser —, wie seltsame Klänge aus der Luft tönten. Diese Klänge versetzten mich unwillkürlich in die Bubenzeit zurück, als wir bei andächtigem Hinhorchen jenes geheimnisvolle Singen in den Telephonstangen nach seiner Herkunft zu deuten versuchten.

Wie wir damals vor einem Rätsel standen, so stand ich auch heute vor einem unerklärlichen Phänomen der Berge. Zarte, feine Akkorde wie Harfenklang drangen von den düstern, wildaufstrebenden Felswänden der Scheye minutenlang an mein Ohr. Und wenn ich aufmerksam hinhorchte, so glaubte ich die Melodien trauter Heimatlieder zu hören. Oder darin glaubte ich wieder mich in einen riesenhaften Dom versetzt, dessen Mauern die Felsen und Hänge, und dessen Kuppe der tiefblaue Himmel wäre — und ein Chor sang ein Ave verum corpus, das durch die wundervolle Akustik den weiten Raum erfüllte.

Alles, was tot war um mich her, wurde lebendig: Die Felswand singt! Die spärlichen Tannen wiegen im Rhythmus der Klänge. Steine und Blöcke spitzen in ihrem stummen Dasein die Ohren. Die Gräser und Halme tuscheln. Die Blumen erwachen und recken neugierig ihre Köpfchen empor. Und Geschosse des Steinschlags kollern durchs Geröll. Ich stosse einen hellen Jauchzer gegen die Flühe, der für zwei, drei Sekunden die eigenartige Sinfonie jäh unterbricht. Aber als der Ruf verklungen, singen und spielen die unsichtbaren, überirdischen Tonkünstler um so schöner und reiner. Doch plötzlich hält das Konzert inne. Aufmerksam lausche ich. Die Stille da uert aber nur wenige Sekunden. Dann setzt der leise Gesang wieder ein — Tenore, Bariton und Bässe bis zu einem vollendeten, vielstimmigen Chor. Ich packte zusammen und setzte den Aufstieg fort. Die Felswand sang weiter. Mich mutete es an, als ob ich die fensterlose Front eines mächtigen Münsters abschreite, eiIs ob drinnen ein heiliger Choral ertöne und die Melodie gedämpft durch meterdic ke Mauern vernehmbar sei. Mir schien alles so sagenhaft, so seltsam. Waren es vielleicht jene märchenhaften Gestalten, jene Berggeister und Spuke, von denen die abergläubischen Bergbewohner aus grauer Vergangenheit viel Gutes und Böses erzählten?

Es begab sich auf meinem Rückweg, dass in der Nähe, wo ich am Morgen rastete, unweit vom Wege sich eine Kuh lagerte, um die saftigen Kräutlein und Gräslein wiederzukäuen. Sie glotzte mich neugierig an, als ich vorüber-stolperte, nahm einen kräftigen Ruck, stellte sich umständlich auf die Beine — und in diesem Augenblick erfüllte sich die Umgebung mit dem herrlichen, tiefen Wohlklang ihrer Halsglocke.

Und da hörte ich wieder das Lied der singenden Felswand. Das Geheimnis war gelüftet. Es wurde mir alles klar: Rings auf der Rautialp, in allen Richtungen verteilt, weideten Dutzende von Kühen. Der Klang jeder einzelnen Glocke, das ganze vielstimmige Herdengeläute schlug hinüber zu den Wänden, und das fast ununterbrochene Singen in den Flühen war sein Widerhall. Ich war um ein tiefes, unvergessliches Bergerlebnis reicher.

Ich weiss nicht, wie die Sennen und die Einheimischen diese Felswand benannt haben. Vielleicht ist sie noch namenlos. Auf meiner Siegfriedkarte habe ich jedoch so ganz für mich mit Tusche und Feder eingetragen: « Die singende Wand. »

Fahrt in das norwegische Hochland.

Mit 4 Bildern ( 147—150).Von Friij Hegg ( Bern ).

Som det stiger over vannet — wie es dem Wasser entsteigt: das ist das Bild, das das norwegische Nationallied vom Lande erweckt. So lebt es auch im Herzen der vielen norwegischen Fischer und Seeleute, die ihren Lebensunterhalt schon immer auf dem Meere verdienten und in alle Zukunft verdienen werden, weil der granitene, mit Humus nur so überstreute Boden nicht alle ernähren kann.

Das Meer ist der Rahmen und es ist auch der Reichtum dieses Landes. Felsküsten und Fjorde sind seine bekannten Merkmale, aber sein stärkster Wesenszug, das sind die Berge.

Welche Berge? Der Ausländer muss normalerweise schon fast ein geographisches Handbuch konsultieren, um einige nennen zu können. Hier finden sich vielleicht Namen wie Glittertind, Snöhetta, Gausta, und sicher steht da der Name des höchsten unter ihnen, des Galdhöpiggen, der ganze 2488 Meter hoch ist und dessen Gipfel, nebenbei bemerkt, von einem vierjährigen Schweizerbuben als jüngstem Gast erwandert wurde. Scheinbar ist da für Alpinisten nicht viel zu holen.

Was jedoch für das Gesicht und für das ganze Wesen des Landes wichtiger ist als das Vorkommen oder Nichtvorkommen von Klettergelegenheiten, das ist die Tatsache, dass grossere oder kleinere Berge überall sind, dass fast alle Siedelungen in irgendeinem Tal liegen und dass jedermann in einem Tal oder in einem an Berghänge angelehnten Küstenort daheim ist. Die Norweger sagen und betonen es darum selber: Wir sind ein Bergvolk.

Eine Reise in die Berge von den südnorwegischen Städten aus beginnt mit einer langen Anfahrt, die mit der Eisenbahn eine Nacht und oft noch einen Teil des folgenden Tages dauert oder umgekehrt. Nur von den westlichen Küstenstädten aus geht es etwas rascher. Von allen südnorwegischen Orten aus aber führt die Anfahrt durch eines der grossen Täler, das Gudbrandsdal, das Valdres, das Hallingdal oder das Numedal, die alle zweihundert oder dreihundert Kilometer lang und wenn auch im einzelnen verschieden, in dengrossen Zügen einander doch ähnlich sind. Von mächtigen Flüssen werden sie alle durchzogen, von Flüssen, die doch nur ausgewachsene Bergbäche sind, die ihren ursprünglichen Charakter nie ganz verlieren, indem sie vielfach noch kurz vor ihrem Ausfluss ins Meer zwischen Granitblöcken hindurchschäumen. Und immer sind die Flussläufe von bewaldeten Hügel- und Bergrücken begleitet, die unmerklich immer mehr gegen das Hochland anstreben.

Durcheilt man diese Täler im Auto, so scheint die Fahrt kein Ende nehmen zu wollen. Da geht es zuerst auf einigermassen geraden Strecken an zumeist ziemlich unansehnlichen kleinen Orten mit Reihen von einfachen Holz- Die Alpen - 1943 - Les Alpes.28 FAHRT IN DAS NORWEGISCHE HOCHLAND.

häusern vorbei, dann durch Wälder, durch Schluchten und an Seen entlang. Dazwischen öffnet sich der Blick auf reizvolle, ausgedehnte Wiesenhänge, auf grosse Höfe mit riesigen roten Scheunen, die so gut ins Grüne der Landschaft passen, und auf kunstvoll geschnitzte und verzierte Stöckli, worauf allsobald wieder lange Waldstrecken kommen.

Allmählich folgen sich die Talstufen rascher und das Tal wird enger, statt Tannen gibt es immer mehr Birken, der Wald wird zum Buschwald, der Bach schäumt wilder, und so gelangt man schliesslich, an der Waldgrenze, auf eine Art Terrasse. Hier endet der Weg meist bei einer der über den Rand des Hochlandes verstreuten Saeter oder Sennereien.

Ein Saeter ist eine Gruppe von hübschen braunen Häuschen mit grasbedeckten Dächern, unter denen gastfreundliche Leute wohnen und wo sich auch bestimmt eine Lagerstatt für Touristen findet. Zu den Saetern gehören manchmal Kühe, kleine braune Kühe, und auf jeden Fall eine Menge Ziegen. Und oft noch etwas arideres: nämlich kleine Stiere. Sie lassen sich zwar den ganzen Sommer über kaum in der Nähe der Saeterhäuser blicken, dafür treiben sie um so mehr Unfug in ihrer weitern Umgebung. Zahlreich sind die Touristen, die von den Bergen heimkehren und zu erzählen wissen von drohenden Attacken eines dieser Wildfänge, der plötzlich schnaubend an einer Biegung des Pfades aufgetaucht sei und vor welchem Kopftücher und sonstige rote Kleidungsstücke ( wie sie besonders bei den sportlichen Norwegerinnen beliebt sind ) rasch hätten geborgen werden müssen. Meistens passiert bei solchen Gelegenheiten nichts und die Stiere führen sich ebenso brav auf wie die Elche, die zur Winterszeit in den Gärten der Villenvororte Oslos nach Nahrung suchen. Es soll aber, wie die Zeitungen gelegentlich berichten, auch schon zu üblen Szenen gekommen sein. Diese Stiere führen eben ein freieres Leben als ihre hochgezüchteten, schwerfälligen Vettern in den Alpen, deren Lebensfunktionen nur noch streng geregelter Art sind.

Fast auf jedem Saeter wird Gjetost oder Ziegenkäse gemacht. Nicht gewöhnlicher, weisser Ziegenkäse, sondern dunkelrotbrauner, der seine Farbe dadurch erhält, dass die Masse einen ganzen Tag lang gekocht wird, bis sie zuletzt aussieht wie Schokoladecreme und auch im Geschmack ein süsslich-säuerliches Mittelding zwischen Streichkäse und Schokolade darstellt. Ausländer, die ihn zum erstenmal kosten, sind fast immer entsetzt, aber für die Einheimischen ist es das Edelprodukt des Hochlandes, auf das ihr Geschmacks-sinn ähnlich reagiert wie der Geruchssinn auf den Duft von Bergblumen. Sogar in den feinsten Hotels in Oslo wird einem, als eine Art Gruss aus den Bergen, solcher Ziegenkäse vorgesetzt, wenn man danach verlangt. Daran, dass er verlangt wird, kann man den Einheimischen oder den bereits akklimatisierten Ausländer erkennen.

Der Weidegrund um die Saeterhütten herum scheint noch leidlich gut. Nur wenig höher aber sticht die Granitunterlage immer häufiger durch den Humus hindurch, grosse Blöcke liegen umher, Moore breiten sich aus, und immer mehr bedeckt sich der Boden mit Heidekraut und Moos. Steigt man dann noch ein wenig einem flachen Kamm entlang, dann hat man sie vor sich: die Vidda. Das Hochland. Der erste Anblick enttäuscht. Soweit der Blick reicht, dehnen sich runde Kuppen und flache Senkungen. Magerer Boden, streckenweise durchsetzt, andernorts übersät mit Geröll. Da und dort Gruppen von Sträuchern und Zwergbirken, dazwischen Seelein und Tümpel, und in der Ferne erahnt man gerade noch einen etwas kühneren Höhenzug, an dem Schneeflecken kleben.

Das ist die Vidda, die Weite, der breite Rücken Südnorwegens, der, unterbrochen von einigen grössern Einsenkungen, von der Telemark bis nach Trondheim hinaufreicht und sich stellenweise bis zur Schwedengrenze hinüber erstreckt.

Aber was ist es denn, das dieser Vidda die magische Kraft gibt und uns immer wieder fesselt? Ist es das freie Spiel der Linien, die sich heben und senken, sind es die verhaltenen Farben, das reizvolle Nebeneinander von gelbgrünen Moosflächen, mattgrünen Staudenhalden und braunen Geröllflecken? Ist es der ständig hörbare, vom Meer her strömende Wind? Es ist wohl alles dies, aber vor allem ist es die Weite, die der Weite des Meeres gleicht, die durch nichts gestörte einsame Grosse und Einfachheit dieser Landschaft mit den ziehenden Wolken darüber.

Und scheint es anfänglich, als ob die Vidda wenig Leben berge, so wird man bald gewahr, dass dem nicht so ist. Es wimmelt wohl nicht von Leben, nichts drängt sich, dazu ist die Vidda zu gross. Doch man braucht nicht lange zu gehen, bevor man irgendein Birkhuhn oder Schneehuhn aufgescheucht hat oder eine Rentierherde sichtet, die in einem langen Zug eine Halde quert, friedlich äst und auf einmal wild davonstiebt — ein elegantes und zugleich mächtiges Bild, da die Herden oft zweihundert bis fünfhundert Stück zählen.

Das Lebendigste aber, was die Vidda hat, ist ihre Einsamkeit.

Einsam ist sie in den hellen Sommernächten, in den langen Dämmerstunden von 10 Uhr abends bis 2 Uhr morgens, wenn alles in Blau getaucht ist, wenn man nicht weiss, ob es noch Abend ist oder schon Morgen, wenn über allem ein zögerndes, zeitloses Licht liegt, das nicht von dieser Welt zu sein scheint. Da glaubt man ihr heimlichstes Weben mitzuerleben. In schumrigem Halbdunkel liegt die nahe Umgebung, liegen Büsche und Moore da. Viel heller ist alles Entfernte, die grossen Flächen, die Höhenzüge, und hell ist der Himmel, an dem die Wolken stundenlang den gleichen zarten rötlichen Schein tragen wie etwa bei uns an windstillen, schönen November-nachmittagen. Am hellsten aber ist ständig der nördliche Horizont, hinter dem der alte Tag vergeht und der neue ersteht, sachte und langsam, um dann in einer gereinigten, fast gläsernen Atmosphäre anzubrechen, als ob zwischen Sonnenuntergang und Sonnenaufgang eine Nacht gelegen hätte. Ein vereinzelter Vogelschrei ist alles, was man in diesen Stunden hören mag.

Einsam scheint die Vidda auch zur Mittagszeit, wenn die Sonne gleichmässig auf alle ihre runden Buckel und in ihre schalenförmigen Niederungen brennt, und nichts sich regt ausser den feinen flaumigen Wollblümchen.

Einsam, unirdisch ist die Vidda im Herbst, wenn ihr ganzer Moosteppich, soweit der Blick reicht, eine tiefe kupferne Färbung angenommen hat, wenn sie leuchtet und flammt, als wisse sie, dass sich bald ein unendliches, fleckenloses weisses Tuch über sie breiten wird. Am einsamsten aber ist sie eben in diesen sieben Monaten, da sie unter dem Schnee liegt. Dann ist sie wirklich grenzenlos! Die zahmen Wellen des Geländes halten den Blick noch weniger auf als im Sommer Er flieht über sie hinweg, immer bis dorthin, wo sich das Weiss des Schnees und das helle Grau der Wolken vermischen und man den Horizont vermutet.

Jede Naturstimmung hat etwas Fiktives. Sie scheint zeitlos zu sein und ist doch so sehr dem Augenblick verhaftet. Sie kann plötzlich in ihr Gegenteil umschlagen, und das tut zu Zeiten sogar die Einsamkeit der Vidda: nämlich an Ostern, wenn sich der Strom der Skifahrer über sie ergiesst. Mit der Hochgebirgsskifahrerei verhält es sich hier ja nicht wie bei uns in der Schweiz. Sie ist kein Weekendsport. Das Hochland ist zu weit von den grössern Städten, Trondheim und Bergen vielleicht ausgenommen, entfernt. Aber an Ostern, da gibt es sozusagen niemanden, der sich durch irgend etwas von der Vidda fernhalten lässt — oder besser gesagt liess. Da waren vor dem Krieg alljährlich die Städte und Städtchen im Lande auf eine Woche wie ausgestorben. Vom Mittwoch vor Ostern bis zum folgenden Dienstag arbeiteten praktisch nur einige Telephonistinnen und Kondukteure. Alle andern Leute begaben sich am Mittwochabend mit Kind und Kegel an den Bahnhof, liessen sich in einen der vielen Extrazüge pferchen und fuhren dann — oft stehend — die ganze Nacht hindurch ihren Zielen entgegen.

Diese Menschenwanderung soll seit bald einem Menschenalter üblich sein, aber auch nicht länger, sogar in diesem Ursprungsland der Skifahrerei nicht, denn es ist auch hier noch nicht allzu lange her, seit Nansen durch seine Fahrten die Vidda dem Sport erschloss.

Während fast einer Woche ergoss sich also ein Menschenstrom über die Vidda, der ihre Einsamkeit gründlich zertrampelte. Tagsüber konnte man nicht nur überall Skifahrer auf den Loipen dahingleiten sehen, sondern man sah auch, sobald ein erster bleicher Strahl durch die Wolken drang, Scharen von Sonnenanbetern: Leute, die an einem windgeschützten Ort lagen oder ganz unbequem an einen Felsblock angelehnt standen und stundenlang reglos, mit geschlossenen Lidern, die Sonne anbeteten. Die Sonne, die während des Winters in ihrem Lande zwischen zwei Nächten nur vier bis fünf Stunden lang schien und die im nördlichen Teil des Landes sogar ganz ausblieb. Nichts so sehr wie der Anblick dieser, das langentbehrte Sonnenlicht mit allen Poren aufsaugenden Leute, konnte einem die Wohltat und Macht des neuen Lichtes zu Gemute führen. Welche hingebungsvollen Gesichter! Die meisten Mädchen pflegten dazu die Lippen ein wenig zu öffnen.

Und abends, welch ein Betrieb in den schrecklich überfüllten Hütten und Gaststätten! Die Ausgelassenheit, die da herrschte, erinnerte an Festtage auf hoher See. Hier wie dort der phantastische Kontrast zwischen dem Leben auf engem Raum und der grossen Einsamkeit rings umher. Denn jetzt, am Abend, hatte auch die Vidda ihre Einsamkeit und damit sich selber wieder gefunden. Man brauchte nur bei Schneefall, ohne Kompass, den Gang von einer Hütte zur andern zu wagen, um das zu merken.

Über das Hochland der Vidda erheben sich im Zentrum des Landes die Bezirke des eigentlichen Höifjell, des norwegischen Hochgebirges. Jotunheimen, das « Heim der Riesen », ist der Inbegriff davon, aber daneben gibt es noch andere, kleinere Bezirke wie Rondane, das sich Jotunheimen gegenüber, auf der Ostseite des Gudbrandstales ausbreitet, oder Dovre, das Südnorwegen gegen Trondheim zu abschirmt. Hinter Dovre findet sich auch noch ein Trollheim oder Heim der Kobolde.

Jotunheimen misst etwa fünfzig Kilometer im Geviert und umschliesst Gipfel und Gräte, die auch den Alpen wohl anstehen würden. Die Gipfel sind nicht so hoch, aber immerhin hat ein Zweieinhalbtausender hier ebensoviel Grandezza wie ein Dreieinhalbtausender dort. Die Vegetationszonen liegen eben tausend Meter tiefer. Nur wenig weiter nördlich gleiten die Gletscher direkt ins Meer hinunter. Die höchsten Berge sind weniger steil, doch gibt es auch hier Ketten, die bei längerem Betrachten aus der Nähe ein Gefühl der Steife im Genick zurücklassen, vor allem in der Gegend, wo sich Jotunheimen gegen den Sognefjord abzusenken beginnt. Dort stehen unter andern die Skagastölstinder, deren Varianten auszukosten keineswegs unter der Würde von Engelhörnerspezialisten läge. Man könnte sich denken, dass sich hier, wo viele Kletterrouten von Engländern erschlossen wurden, die Szenen abspielten, mit welchen Hamsun seiner Antipathie allem Alpinistischen gegenüber Ausdruck gab. Was die Gletscher anbetrifft, so sind es wohl meist nur Firne und Gletscherchen, aber von den Jotunheimgipfeln aus sieht man doch in der Ferne einen aufleuchten, den Jostedalsbre, an dessen Ausdehnung gemessen der Aletschgletscher selber wieder nur ein schäbiges Gletscherchen ist. Er hockt einem ganzen breiten Gebirgszug auf, als wäre er ein zottiges Ungetüm aus der Polarregion und der Gebirgszug sein Opfer.

Etwas scheint diesen Jotunheimbergen zu fehlen: die scharfen Kontraste, der leidenschaftliche Auftrieb, die Farbenvielfalt und die Heiterkeit, die den Alpen an schönen Tagen eigen sind, all dies scheint hier irgendwie gedämpft. Nur selten — es sei denn in den Randgebieten — hat man einen Blick hinunter in grüne Täler, und noch seltener sieht man gleichzeitig hinauf an blaue Eiswände. Die Gipfel sind sozusagen auf ein Hochplateau aufgesetzt, dessen Niederungen Viddacharakter haben und zumeist mit kargen Weiden und Geröll bedeckt sind. Kein Baum findet sich in den innern Tälern Jotunheimens.

Dafür gibt es hier Ellenbogenfreiheit. Auch die kleinern Gipfel sind nicht in Gefahr, von den grössern erdrückt zu werden. Kaum irgendwo herrscht ein Gewimmel und Gewirr von Zacken und Gräten. Und die grössern Berge, sie sind wirkliche Könige, die ihren Raum beherrschen und auf deren Majestät kein Schatten fällt. Ungehindert kann der Blick von ihnen und auch von den kleineren aus in die Ferne wandern.

Nils Kjaer, einer der unterhaltsamsten norwegischen Reiseschriftsteller aus dem vergangenen Jahrhundert, behauptet irgendwo, dass man von den norwegischen Bergen aus etwas sehe, während die schweizerischen Berge einem ständig vor der Aussicht stünden. Es ist etwas daran, wenn auch solche Sprüche einem gewissen Rivaleneifer entfliessen, der in bezug auf die Schweiz in mehr Norwegern der altern Generation steckte, als man glauben sollte.

Noch eine andere Tugend haben diese norwegischen Berge: die Zivilisation hat in ihnen bisher wenig Verwüstungen angerichtet. Josef Viktor Widmann müsste sich nirgends ärgern über Téléphonie: tungen und Hotelpaläste. Die paar Hotels, die über das Land verstreut sind, drücken ihm wahrlich nicht den Stempel auf, und wo es doch Telephonleitun.gen hat, hängen sie an so kurzen und krummen Stangen, dass dadurch die Wildheit der Landschaft eher unterstrichen als verdorben wird. Als Kurort im alpinen Sinne präsentiert sich höchstens Geilo, das an der Bergenba an, also ausserhalb Jotunheimen liegt. Die Fremdenindustrie hat hier trotz vieler Anstrengungen nie so recht in Schwung kommen wollen, und vielleicht war das für das Land alles in allem kein so grosser Schaden. Jedenfalls ist Jotunheimen seinen Riesen und allen seinen sonstigen verwunschenen Gestalten um so mehr ein Heim geblieben.

%* .In Rondane, dessen Gipfel man von Jotunheimen aus sieht, kommt die andere Seite des norwegischen Wesens zu ihrem Recht. Die Konturen der Landschaft sind hier sanfter, fliessender. Der melodiöse Wellenschlag des Geländes, der weit in Schweden drüben langsam ausebbt, verleitet zum Träumen.

Hier, in Rondane, ist jenes herrliche Gedicht an die Berge von Vinje entstanden, das jeder zweite Norweger auswendig weiss und das eine Art Gegenstück zum « Firnelicht » C. F. Meyers ist: « No ser eg atter slike fjöll og dalar... » Und hier war Per Gynt daheim. Reminiszenzen an ihn liegen an jedem Wegrand, und Berge und Schluchten zeugen mit ihrem Namen von ihm. Wer ihnen einen Tag lang nachgegangen ist, weiss zuletzt nicht mehr recht, ob er selber schon angefangen hat, eine Rolle im Per-Gynt-Drama zu spielen.

Im Winter scheint die Rondanelandschaft erst recht ein Per-Gyntischer Rahmen, wenn so ein paar ganz und gar weisse und ebenso gänzlich regelmässige Kegel vor einem stehen wie Partien aus einer stark stilisierten Berg-komposition zum Thema Cima aeterna.

Im Frühling aber, im Duft des Moosteppichs und im Reichtum der zumeist winzig kleinen Blumen, da entströmt dieser Landschaft die tiefe Lebenslust, die ihren Ursprung im Traumhaften hat.

Der Heimweg vom Gebirge lässt sich leicht mit einem Abstecher nach den Fjorden hinunter verbinden.

Unvermittelt und steil fällt das Strässchen gegen den gewaltigen granitenen Kessel hinunter, der irgendeinen der Fjorde birgt. Von überall her rinnen Wasser, zuerst kleine Rinnsale und bald darauf ;;ante Reihen von Kaskaden in gewaltiger Stärke, so dass die Luft von ihrer Melodie erfüllt ist. Einzelne Behausungen werden sichtbar. Auf Vorsprüngen und Terrässlein, die mit ihren paar Quadratmeter Gras kaum zur Ernährung einer Ziege auszureichen scheinen, kleben sie an den Bergflanken. Erste Birken tauchen auf, dann Birkenwälder, die bald auch mit andern Laubbäumen durchsetzt sind. Die Luft wird immer lauer und riecht schon nach Meer. Und so kommt man schliesslich an die letzte Stufe und hinunter in den finstern, ganz in nackten Granit eingebetteten innersten Teil des Fjords — irgendeines Fjords, denn so sind sie von der Landseite her alle, der Hardanger-, Sogne- oder Nordfjord. Erst weiter draussen weiten sie sich aus und fährt man dann mit dem Fjorddampf eichen in offenere, grüne Landschaften hinein.

Wie eine Fahrt in den Süden mutet ein solcher Abstieg an; aber es ist, als ob der Süden immer einige Schritte vor einem her wäre und man ihn nie ganz einholte.

Der Grundton dieser westlichen, von Granitwänden umlagerten Täler ist ernst und träumerisch, trotz ihres südlichen Hauches und ihrer dramatischen Akzente. Darin sind sie den tannenumstandenen Tälern Ostnorwegens ähnlich. Ernst und träumerisch, aber auch — wenn man ihm nur auf den harten Grund geht — eigenwillig und trotzig ist das ganze Land. Und deshalb auch das Volk: das Bergvolk der Norweger.

Breithorn-Nordwand.,n.

Von Alexander Perrig Mit 1 Bild ( 152).Luzern, Sektion Pilatus ).

Noch nie sah ich das Firmament so überreich an Sternen. So gross war ihre Zahl, dass das nächtlich dunkle Himmelsgewölbe nurmehr als gespinst-artige Fassung von Myriaden glitzernder Edelsteine erschien. Bergwind und Gletscherbäche schliefen. Unendlicher Friede lagerte über der Erde, und die Silhouetten der Berge ringsum in ihrem unergründlichen Schweigen gaben ihm etwas Urgewaltiges, einen Hauch der Unendlichkeit. Nur ein Berg störte den Frieden unserer Seele, denn wir standen in seinem Banne, und seine Drohung und Lockung spaltete unser Wesen in Bangnis und Zuversicht. Die Lockung und Zuversicht aber trugen den Sieg davon, und so begannen wir 1 Uhr nachts, nach ein paar schlaflosen Hüttenstunden, von der Gandegg aus die Besteigung der Breithorn-Nordwand: Aemmer, Adolf Schaller und ich.

Unmittelbar hinter der Hütte stiegen wir auf den untern Theodulgletscher hinunter und querten ihn unterhalb des grossen Eisbruches auf völlig ausgeapertem Eise. Schwermütige, gurgelnde Klänge unsichtbarer Wasser stiegen aus den Schrunden zu uns herauf; sie sangen uns in einen Halbschlummer hinein, in dem der Körper fortarbeitet und dem trüben Lichtfleck der vorausschwankenden Laterne nachstrebt, ohne dass wir uns dessen bewusst bleiben.

Am Fusse der steil zum Triftjigrat hinaufstreichenden Firnmulde hielten wir inne, denn wir standen in der Grundstellung unseres Angriffs, und es war geboten, die Gedanken noch einmal zu sammeln und die Waffen zum Kampfe bereitzustellen. Und so bewehrten wir uns mit Mut und Steigeisen und banden uns selbdritt ans treue, starke Seil. Wir lachten und scherzten mit unserm Munde; aber in unserm Innern herrschte ein feierlicher Ernst wie vor einer grossen Entscheidung.

Langsam, aber stetig, stiegen wir den knirschenden Firn hinan, bis wir nach einer knappen Stunde, gegen 3 Uhr, den Triftjigrat erreichten. Da es nicht ratsam schien, den weiter folgenden Weg in der andauernden Dunkelheit zu begehen, warteten wir hier das Tagesgrauen ab. Die Täler zu unsern Füssen schlummerten noch unter einer dicken Hülle brandenden Nebels. Wir freuten uns in dieser Stunde, über den Nebeln zu weilen und die Wunder der aufgehenden Bergsonne wieder einmal auf uns einwirken zu lassen. Und wie der zarte Schimmer des nahenden Tages Dunkel und Dämmerung sieghaft zu verscheuchen begann, schlug nun auch unsere wachsende Zuversicht und Fröhlichkeit alle Zweifel und alle Bangnis in die Flucht und riss uns mit winkendem Siege zum Sturme aus unserer Ausgangsstellung heraus.

Die gewaltigste Falte der schimmernden Gewandung unseres Berges, die von seinem Schosse, weitausholend, auf den Gletscherboden herniederfällt, bezeichnete den Weg, den wir zu gehen hatten. Schwarze, zerfetzte Felsen standen gleich neben dem Rastplatze vor uns auf. Vom abschüssigen Eise gedrängt schmiegten wir uns an sie heran und suchten rechts an ihnen vorbei zu kommen. Dabei tauchten wir neuerdings in nächtlich kalten Schatten, den Adolf Schallers Eisaxt ohne Säumen mit einem prickelnden Pizzicato von Pickelmetall und Eissplittern zu erfüllen begann. Im nächsten Augenblick verschwand er um die Ecke und mit ihm der Gesang der Axt, und nur das blendend weisse Seil, das eilig meiner Hand entglitt und dem Verschwundnen nachlief, verriet den weitern Fortschritt. Ein steiler Mauerriss, in dem allerlei loses Gestein verborgen nächtigte, führte uns auf den Grat und in den Morgen zurück. Unheimlich kalt gähnten die lichtlosen, schaurigen Schrunde des Breithorngletschers aus der Tiefe zu uns herauf: aufgesprengte Marmor-gräber eines geheimnisvollen Friedhofs, von denen jedes lautlos schrie. Wir aber drängten vorwärts, vom Felsgrat weg zum Firn, der ihn verschlang.

Die Hochgebirgsnatur ist die genialste Meisterin d:r Gegensätze: In der Verbindung zermalmender Grossartigkeit und entzückendster Feinheit erzeugt sie Wirkungen, die der menschlichen Psyche, diesem geheimnisvollen Quell verbundner Gegensätze, an tiefste, weil an verwandte Saiten rühren. Unmittelbar vor uns, zum fahlen Morgenhimmel aufgebäumt, so hoch, dass wir nur rückwärts lehnend das Ende seiner Grosse mit dem Auge messen konnten, stand der Gipfelbau des Breithorns, mit einer Lirie von ungeheurer Kraft gewaltig kühn umrissen, mit einer Wand, weit, unergründlich wie das Meer, mit abgrundschwarzen Felsen und blütenweissem Firn. Und zu dieser Welt der Grosse hinauf flog unser Grat in drei graziösen Schwüngen von derart zarter Feinheit und Luftigkeit, dass er zu schweben schien und ich die ersten Schritte mit dem Empfinden ausführte, als täte ich so grosser Zartheit mit meinen langen, spitzen Eisen schmerzliches Unrecht.

Das Exponierte unserer Wanderung entsprach der feinen Luftigkeit des Grates, so dass wir meist nur einzeln vorwärtsklommen. Ein packend schönes Bild für den, der warten musste: der schimmernde Abgrund, der kühne Grat, das stiebende Eis und die Gestalt des Weggefährten, der langsam, Stufe um Stufe, in einem köstlichen, fliessenden Wechselspiel von Ruhe und Bewegung hinaufklomm und seine feinste und geheimste Regung durch das gespannte Seil in unsere Nerven übertrug. Die Steilheit wuchs und ward so gross, dass wir begannen, die Stufen selbst als Griffe zu benutzen und ähnlich wie an Sprossen einer Leiter aufzusteigen, bis dass auch diese Art der Fortbewegung zu langsam und zu luftig wurde und wir den Grat auf seiner linken Flanke hinunter zu dem Felsgesimse queren mussten, auf dem er ruhte.

Vom Felsgesimse wandten wir uns in die morsche Wand hinaus, über die das Schmelzwasser des Grates nach dem Breithorngletscher in die Tiefe rieselt und rieselnd wundersame Märlein murmelt von Freudetränen, die das Hochgebirge weint ob all der Schönheit, die der Schöpfer ihm verliehen. Wir überwanden manche Rinne und trugen dauernd Sorge, keine der merkwürdigen Eiskerzen anzutasten, die von beharrlichen Tropfen da und dort in dunklen Nischen aufgehängt und aufgerichtet worden waren, und kehrten schliesslich durch einen schmalen Riss, in dem wir uns wie Schrauben in der Schraubenmutter wanden, keuchend zum Firn zurück. Ein steiles Dach ging 's nun hinauf, in dem die Eisen aber mühlos Tritte fassten, zu einer kleinen Brüstung, die uns den Ausblick nach dem weitern Wege für einen Augenblick verwehrte.

Einer nach dem andern schwangen wir uns am eingerammten Pickel über die Firnbrüstung hinauf, um einer nach dem andern von Staunen und Bewunderung erfasst zu werden: denn unvermittelt war der Grat zu Ende, und was uns fürder Pfad sein sollte, war eine Firnterrasse, gewaltig, herrlich, eine « via triumphalis » eindruckvollster Art, in einem kühnen Bogen quer durch die weite Wand hin angelegt, von unserm Standort weg bis ganz hinüber zu den Felsabstürzen des Mittelgipfels, von wuchtigen, schimmernden Eiskonsolen getragen und in den luftigen Abgrund hinausgeschoben. Ein Bauwerk unerhörter Kühnheit! Wandwärts war dieses Gesimse begleitet von einem Friese blendend weisser und blauer Marmorbrüche, die einen Michelangelo durch ihre Mannigfaltigkeit und Schönheit zu neidloser Bewunderung hingerissen hätten: hier feierte wahrhaftig die Skulptur Triumphe; es staute sich in selten schönem Reichtum ein Gewirre stets neuer, überraschendster Gestalten, von denen keine weder Grosse noch Gebärde, noch Form und Farbe von der andern lieh! Und über die Terrasse hin schweifte der Blick hinaus — frei, unbehindert — und umfasste das ganze, weite Marmormeer des Gornergletschers mit seiner hoch zum Himmel flutenden Brandung von Gipfeln — vom Lyskamm weg bis hinüber zu den verklärten Klippen der Mischabelkette, hinter denen das Firmament im Glänze der aufgehenden Sonne jubi-lierte. Und nun, in ebendiesem Augenblicke wunderbaren Schauens, kam das Licht, das warme, wundervolle, schimmernde, herrliche Licht der Sonne! Nein, es kam nicht — plötzlich, urplötzlich war es da, huschte es auf dem BREITHORN-NORDWAND.

Gipfelgrate auf, wiegte sich einen Augenblick lang zitternd auf der feinen Gwächte und glitt dann mit unendlich leiser Behendigkeit in seinem rosigen, duftigen Kleidchen die glatte Wand herunter. Bei jeder Kluft schöpfte es ein Weilchen sinnend Atem, um dann mit einem Jauchzer entzückendster Farben hinüberzuspringen und weiterzugleiten auf seiner märchenhaften Wanderschaft. Nun hatte es den ersten Eisturm erfasst und schwang sich von Turm zu Turm, von Spitze zu Spitze, und hinunter zu den kleinen Zacken und Zäcklein, jedem einen köstlichen Heiligenschein aufsetzend, jedem Kristall ein mildes Kerzlein leihend und das kalte, starre, tote Eis mit unfassbar reichem Leben erfüllend. Wir aber standen am untern Rande der grossen Firnterrasse und staunten die Wunder an, die die aufwachende Natur, dem Geheisse des Schöpfers folgend, in so verschwenderischer Fülle vor uns aufstehen liess, und mit der seligen Spannung und Ergriffenheit, mit der wir als Kinder des strahlenden Weihnachtsbaumes harrten, erwarteten wir den wunderbaren Augenblick, da das Licht auch uns umfinge. Wie goldener Wein in goldenen Schalen fliesst, so floss es uns entgegen und schob den fahlen Schleier, der den Firn bedeckte, mit seiner weichen, sanften Flut als Spielzeug vor sich her.

Wer nie den wahren Frost des Hochgebirges spürte, den eisig kalten Hauch des Firns und seiner Lüfte, der uns ans Mark und an die Seele greift, die grausen Nächte, die uns das Auge und das Urteil trüben und das Gebirge unversehens mit tausendfachem Spuk bevölkern, der kennt die Sehnsucht nicht, mit der wir aus der Qual und Grausamkeit des Schattens in düstern Wänden hinauf zu jenen Kämmen blicken, auf denen schon die frohen, warmen Sonnenstrahlen spielen, der kennt die Wonnen nicht, die uns durchströmen, wenn uns am frühen Morgen die Sonne unsere Nächte, unsere Mühen und unsern Frost mit Überraschungen der Liebe, mit fürstlichen Geschenken lohnt — Wonnen, die der Beschenkte in der Erinnerung stets aufs neue kostet, und mit den Freuden, die der neue Sonnenaufgang bietet, zu einer wundersamen Mischung mischt.

Wir wandelten über unsere blendende Heerstrasse hin, eine unendlich flüchtige halbe Stunde reinsten, ungetrübtesten Genusses! Nur Licht und Marmor und tiefblauer Sonnenhimmel! Das Farbenspiel in all dem Eis und Firn ward zur Musik, so sieghaft jauchzend brach das Licht aus jeglichem Kristall und schüttete die ganze Farbenfülle über diese Marmorbrüche.Von Jugend, Licht und Leben sang die Eiswand und weckte tiefsten Widerhall in unsern Seelen.

Obschon uns dieses Lied auf unserer mühelosen Wanderung gefangen nahm, so schweifte unser Auge trotzdem immer wieder zu dem gewaltig grossen Eis- und Firnabbruch hinauf, der zwischen uns und unserm Ziele lag, denn seine Steilheit schien uns zu verspotten. Da alles Eis infolge der Berührung mit den Sonnenstrahlen glashart und glattpo'iert, ja spiegelnd glänzte, schien alle Steilheit masslos kühn, unnahbar, haltlos auch für die bestgeschärften Eisen, ja selbst das Auge glitt an dieser wilden Steilheit hilflos aus und fand erst auf der Firnterrasse Halt und Ruhe. Das grosse Firngesimse, das uns trug, hing nur an einer Stelle, bei seinem obern Ende mit dem Gipfelfirn, unmittelbar zusammen. Rechts dieser Stelle drohten jähe Eisabbrüche, links wuchs die Felswand lotrecht aus dem Firn heraus. Die Brücke selbst vom Gipfelfirn zu Firnterrasse bestand aus einer Rinne, die sich bei zunehmender Steilheit und Vereisung zusehends verengte, bis sie, nach etwa achtzig Meter Höhe, kaum meterbreit und glattpoliert geworden, vollkommen senkrecht aufsprang und nach doppelter Mannshöhe auf ein kleines abschüssiges Gesimse und über dieses auf den Gipfelhang hinaufführte. Wenn eine Möglichkeit bestand, von unserm Standort aus den Gipfel zu erreichen, so musste diese Rinne uns zum Ziele führen, und ihr nun wandten wir uns zu.

Noch hatten wir die Feuerzone des grossen Eisabbruchs zu queren: ein aufgeregtes, wildes Durcheinander von Eisgranaten und von aufgewühltem Firn, von Trümmern in zyklopenhaften Massen, an denen jeder Bruch und jede Narbe in zartem, feinem Blau erstrahlte. Die Trümmerlandschaft schien darob verwandelt, und ich vergass es schier, dass mehr Geschosse abschuss-bereit hoch über uns vom Abbruch drohten. Sie hielten still, und keines störte unsere Querung.

Bis dahin hatten wir der Nordwand unsere rechte Schulter zugekehrt, nun schwenkten wir nach rechts, um in der Fallirne der Wand zum Bergschrund und zur Rinne aufzusteigen. Jenseits des Schrundes begann nun Adolfs Eisaxt wieder ihre Arbeit — ihr Meisterstück!

Unter einem üppigen Gespinste blättrig kristallisierten Firns, der bei der leisesten Berührung klirrend brach, schillerte blaues, hartes Eis hervor. Da wir in der Fallirne folgten, so standen wir auch völlig deckungslos im Wirkungs-felde der Geschosse, die Adolfs unermüdliche, wuchtige Pickelschläge während voller vierzig Minuten aus dem widerspenstigen Eise herausjagten. Um wenigstens das Gesicht gegen den prasselnden Eishagel zu schützen, beugte ich mich tief auf den zur Sicherung eingerammten Pickel, und während das Ohr aufmerksam der merkwürdigen Musik lauschte, die Adolfs Axt ins Leben rief, hatte das Auge Musse, den Weg zu verfolgen, den seine Geschosse in wilder Hast, Unordnung und Rücksichtslosigkeit die Kehle hinunter einschlugen. Viele verschluckte der klaffende Bergschrund, andere aber, mit grösserer Rasanz geladen, schössen über ihn hinweg und kamen erst durch die Bremswirkung des sanfter abfallenden Firnbandes und seiner Trümmer zur Ruhe.

Nun hatte Adolf jene Stelle erreicht, bei der die Rinne sich lotrecht aufbäumt. Der Wunsch, ihn hier am Werke zu sehen, war so gross in mir, dass ich trotz des ununterbrochenen Geschosshagels hinaufschauen musste nach dem kühnen Eismann, der zehn Meter über mir im Eise hing. Das Problem, vor dem Adolf Schaller mit einhändig geschwungener Axt und seinem nie versiegenden feinen Lächeln stand, gehörte zur Kategorie der theoretisch kaum lösbaren Gleichgewichtsprobleme. Doch er schien es nicht als solches zu empfinden; seine unverdrossene Axt spottete dieser Unlösbarkeit, und sein Körper, der, geschoben von einem eisernen Willen und geführt von einem glänzenden Können, instinktiv Stufe um Stufe und Griff um Griff und jede Bewegung mit dem Gelände kombinierte, gewann zusehends an Höhe. Ein Klimmzug an der eingerammten Pickelspitze, bei dem er sich geradezu in die Eiswand hineinzudrücken schien, brachte ihn schliesslich auf das kleine Gesimse, dessen Steilheit uns nur deshalb minder erschreckend vorkam, weil die lotrechte Rinne darunter stand. Er überwand auch dieses Gesimse, fasste im Gipfelhang Fuss und Sicherung, kehrte sich um und lachte sein köstlichstes Lachen über die besiegte, schimmernde Wand zu uns herunter, als wäre die Sonne für ihn heute zum zweiten Male aufgegangen.

Vom ewigen Kampf der Winde war der Gipfelhang zerpflügt. Bei jedem Schritte brach der Harsch, und bis zum Knie hinauf versanken wir im trockenen Schneestaub, bevor die Eisen auf das harte Eis auf stiesse n. Mit Wonne blies der Hüter dieser Höhe, der Sturm, in unsere Spuren, und stiebend heftete der unermüdliche Geselle an jede Stufe eine Schneestaubflagge an, um uns die Mühen dieser letzten Strecke mit Kurzweil zu versüssen Um 6.52 Uhr tauchte Adolfs hagere Gestalt über den Gipfelgrat hinauf in den blauen Himmel hinein, und acht Minuten später hielten wir frohe Gipfelrast.

Der Tag war wolkenlos wie unsere Stimmung. Ich glaube, dass wir damals einen jener seltenen Augenblicke erlebten, während denen alle Wünsche schweigen. Nur was der Ewigkeit verwandt, vermag das Beste, das Unsterbliche im Menschen in seinen Tiefen zu erfassen. Ist es nicht darum, weil die Berge aus dieser Erde als Symbol der Ewigkeit zum Himmel ragen, dass unsere Liebe zum heimatlichen Hochgebirge so tief und urgewaltig an unserm Marke zehrt, so leidenschaftlich in unserm Wesen lodert, so innig in uns betet, so schmerzlich in uns zittert, so sieghaft in uns jauchzt und jubelt?

Die Carstensz-Expedition 1936 ( Niederländisch Neu-Guinea).Von H J Lu< "

Overveen ).

Die Zeilen von Dr. C. Täuber in der Novembernummer 1942 dieser Zeitschrift geben mir Veranlassung, auf ein Buch hinzuweisen, das in sehr anregender Weise und mit vielen schönen Bildern geschmückt von den Bergen auf Niederländisch Neu-Guinea und deren Bevölkerung erzählt. Es ist dies das 1937 erschienene Werk des Expeditionsleiters Dr. A. H. Colijn * ), das, bis jetzt leider nur in holländischer Sprache, in mehreren Auflagen erschienen ist, das aber die C. Mitglieder jedoch trotzdem interessieren dürfte. Beschrieben wird die Expedition, an welcher drei Toeans ( « Herren » ) mit acht Dayak-Trägern ( die Dayaks stammen von Bornéo ) beteiligt waren und welche u.a. die Ersteigung der hauptsächlichsten Gipfel der Carstenszgruppe zum Ziele hatte.

Diese Berge tragen den Namen des holländischen Entdeckungsreisenden Jan Carstensz, der am 16. Februar 1623 auf einer Fahrt der Südküste Neu- Guineas entlang « ein überhoch Gebirge » sichtete, « welches an vielen Stellen weiss mit Schnee bedeckt lag, was sicherlich gar befremdend, wenn auf Bergen so nahe der Linie aquinoctialis gelegen, Schnee zu haben » ( Übersetzung aus seinem Schiffsjournal ) x ).

Die Expedition Colijn hoffte, den höchsten Punkt des Massivs, die noch jungfräuliche Carstenszpyramide ( Höhe noch unbekannt, über 5000 m ü. M. ), zu erreichen. Das gleiche Ziel hatten sich auch die zwei Wollaston-Expeditionen von 1910 und 1912/13 gesteckt. Wollaston aber war für solche alpine Unternehmungen nicht genügend ausgerüstet, wobei zudem noch das bergsteigerische Können fehlte. Auch Colijn blieb der volle Erfolg insofern versagt, dass die Carstenszpyramide unbesiegt blieb. Wohl gelang den Holländern die Besteigung eines anderen, fast gleich hohen Berges in der Gruppe, und zwar des Ngga poeloe ( 5040 m ü. M. ).

Aus dem Reisebericht geht hervor, gegen welche ausserordentlich schwierigen klimatischen Verhältnisse man in jener Gegend zu kämpfen hat. Wenn etwas mehr Zeit zur Verfügung gestanden hätte und die Witterungsverhältnisse nicht so ungünstig gewesen wären, dann... Aber mit dieser Ungunst hat der Bergsteiger sich eben überall abzufinden. Zugestanden werden muss, dass das Ausbleiben eines vollen Erfolges für die Teilnehmer an Expeditionen mit langen und schwierigen Anmärschen in fernen Gebieten immer enttäuschender sein wird, weil die Möglichkeit, die Besteigungsversuche jemals wiederholen zu können, sich wohl nur in seltenen Fällen bietet. Die Carstensz-Expedition war zweckmässig organisiert. Vor Anfang des Unternehmens wurde das Gebiet von einem der Teilnehmer vom Flugzeug aus rekognosziert. Die während dieser Flüge aufgenommenen Lichtbilder dienten dazu, den ganzen Anmarsch und die Besteigungen in diesem noch völlig unbekannten und unbetretenen Gebiete zum voraus zu planen. Die Träger wurden nur benutzt, um den Transport bis zum alpinen Lager zu besorgen. An dem eigentlichen bergsteigerischen Teil hatten sie keinen Anteil. Die Zusammensetzung der Seilschaft aus drei Mann war für die in Aussicht stehenden Gletscher- und Felstouren günstig. Durch Herabsetzen des Gepäcks auf ein Minimum konnte die Zahl der Träger auf acht flinke Dayak-Burschen beschränkt bleiben. Jeder Dayak startete mit 25 bis 30 kg auf den Schultern, aber auch jeder Toean hatte seinen schweren Rucksack zu tragen. Alles nur irgendwie Überflüssige wurde im Tale gelassen. Toeans und Dayaks teilten in den Biwaks das gemeinsame Lager. Die alpine Ausrüstung war sehr gut und vollständig. Der Nachschub erfolgte auf die modernste Art: der schon oben erwähnte Teilnehmer flog mit seinem Flugzeug bis über Basislager und alpines Lager, und warf dort die Lebensmittel ab, welche die Expedition während des Aufenthalts in und bei Vorstössen von diesen Lagern aus benötigte. Die Fallschirme, welche zum Abwerfen der Lebensmittelpakete benutzt DIE « ISZ-EXPEDITION 1936.

wurden, dienten später den Teilnehmern als Zelte. Dieses Vorgehen ermöglichte es, den sonst notwendig gewesenen Lebensmitteltransport von der Küste bis zum alpinen Lager wesentlich zu erleichtern.

Der Anmarsch von der Südküste mit Ausgangspunkt Aika bis zum alpinen Lager ( 3700 m il. M. ), welches als Stützpunkt für die weiteren bergsteigerischen Unternehmungen dienen sollte, war rund 100 km lang; es wurden volle 28 Tage benötigt, um bis zu diesem Lager vorzudringen. Diese Reise setzte sich aus folgenden Etappen zusammen:

a ) einer zweitägigen Flussfahrt von Aika ( 0 m ü. M. ) bis zum Prauwbiwak ( 63 m ü.M. ), mit 55 km Fahrtdistanz; b ) einem zweitägigen Anmarsch vom Prauwbiwak bis zum Biwak Simpang ( 500 m ü. M. ), mit 15 km Wegdistanz, über ein plateauartiges Gelände; c ) einem Anmarsch vom Biwak Simpang bis zum Basislager ( 1500 m ü. M. ), welcher 6 Tage in Anspruch nahm und über einen Grat führte; d ) einem Anmarsch vom Basislager bis zum alpinen Lager ( 3700 m ü. M. ), welcher durch eine tiefe Schlucht führte und wozu 15 Tage benötigt wurden.

Also volle 21 Tage von Biwak Simpang bis zum alpinen Lager, und doch war der « Weg » nur 30 km lang! Welch harte Arbeit geleistet werden musste, bis man so weit vorgedrungen war, wird auf bescheidene und unterhaltsame Weise erzählt. Und immer ist dabei wieder die Rede von schneckenartigen Vorstössen mit Hackarbeit ohne Ende im fast undurchdringlichen und noch nie betretenen Urwald unter tropischen Dauerwolkenbrüchen. Am 38. Tag nach der Abreise aus Aika gelang es, den Ngga poeloe ( 3040 m ü. M. ) zu ersteigen.

Dann folgten mehrere Versuche, die Carstenszpyramide von verschiedenen Seiten aus zu erklimmen. Aber immer wieder wurden die Bergsteiger ab- gewiesen. Es wird von « Carstenszwetter » gesprochen, d. Nebel, Regen und Schneegestöber ohne Ende. Am 44. Tag nach der Abreise wird in den Felsen kurz unter dem Gipfel die Umkehr und der endgültige Verzicht auf den vollen Erfolg des bergsteigerischen Teiles der Expedition beschlossen. Der Verfasser beschreibt dies wie folgt:

« Wir werden uns nun entschliessen müssen: weiter oder zurück !! Es kostet uns grosse Mühe, diesen Entschluss zu fassen. Wenn wir jetzt aufgeben, so bedeutet dies unwiderruflich das Ende; dann wird die Carstenszpyramide unbesiegt bleiben. Die Lage wird nochmals von allen Seiten betrachtet, wir sehen aber keinen Ausweg. Wir dürfen das Leben unserer Seilschaft nicht riskieren wegen einer Leistung, welche im alpinistischen Sinne ohne Zweifel ganz schön gewesen wäre, die aber nicht wesentlich ist für das Gelingen der Expedition. Den alpinen Erfolg haben wir schon in der Besteigung des Ngga poeloe. Wir besprechen die Sache nochmals und nochmals, obschon wir innerlich schon davon überzeugt sind, dass all dieses Reden unnütz ist; und so kommen wir schliesslich einstimmig zum Urteil, dass es unter diesen Umständen die Pflicht des Alpinisten ist, umzukehren. Und damit haben wir die Besteigung der Carstenszpyramide aufgegeben. Definitiv !!

sì*! 1 Wir fühlen uns klein und winzig unter der überhängenden Wand, wo der Entschluss fällt. Gewaltig türmen die Platten mit ihren grauen Rissen in Nebel und Schnee rings um uns auf. Klein ist unser Wille, klein unser Versuch gegenüber all dem Grossen und Grossartigen, das nicht besiegt sein will von Menschenhand und Menschenfuss.

Es leckt und tröpfelt auf allen Seiten; mit einem trübseligen Geräusch fallen die Tropfen auf den Fels. Voller Wehmut steigen wir ab, und uns bleibt nur dies eine Fünkchen Trost im Herzen, dass wir nicht vom Berg selber, sondern von dem Wetter und der Zeit geschlagen sind. » Im ganzen war die Seilschaft während 20 Tagen zwischen den Fünftausendern unterwegs, und die Zeit wurde fleissig für Rekognoszierungs- und geologische Arbeiten benutzt.

Kurz vor dem Erreichen des Basislagers wurden in einer Höhe von rund 1700 m ü. M. zwei Siedlungen angetroffen ( Kampong Oempoetjawak und Kampong Nargi ), von Kapaukos, das sind Bergpapoeas, bewohnt. Der Name Kapauko ist bei diesen Eingeborenen selber unbekannt. Die an der Küste lebenden Papoeas nennen das Hinterland Kapaua; der Name Kapauko bedeutet also Bewohner des Hinterlandes.

Im Expeditionsbericht werden diese Stämme, die völlig isoliert in den Bergen leben, ethnologisch eingehend beschrieben, während auch ein Wörterverzeichnis ihrer Sprache, das « Enggipiloe », beigegeben ist. Sie werden geschildert als gemütliche und fröhliche Menschen, lebendig, klug und fleissig, mit Sinn für Humor, sehr selbstbewusst und vielleicht eben deshalb gar nicht höflich. Sie sind nicht als Zwerge oder Halbzwerge anzusehen ( mittlere Länge der Männer 150 bis 160 cm ); sie sind kräftig gebaut mit starken Armen und Beinen und mit einem sehr starken Gebiss. Rotan und Brennholz werden mit den Zähnen gespalten! Männer, Frauen und Kinder schlafen in den kleinen Häuschen zusammen mit den Schweinen ( die auch immer anwesenden Legionen von Flöhen bleiben dabei nicht aus !). Die Leute leben in der Hauptsache vegetarisch; Schweine werden nur bei sehr festlichen Gelegenheiten geschlachtet. Auf den sorgfältig gepflegten Ladangs ( Äckern — man findet diese bis zu einer Höhe von 2000 m ü. M. ) wachsen der Oebi ( Süsskartoffel ), Kladi ( eine Hackfrucht ), ein wenig Zuckerrohr, Pisang, Ingwer und Tabak. Bis vor kurzem lebten diese Stämme noch auf Steinzeitaltersstufe. Die wenigen eisernen Gegenstände, über welche sie verfügten, waren durch Raub von anderen Stämmen erworben worden. So besass die ganze Bevölkerung nur zwei eiserne Beile und einige verrostete Messer ohne Hefte. Die Expeditionsteilnehmer sahen aber auch steinerne Äxte und Messer.

Nackt einhergehen wird nicht als anständig betrachtet. Die « Bekleidung » ist sowohl bei Männern als auch bei Frauen aber « sehr reduziert ». Die eheliche Treue scheint berücksichtigt zu werden, wobei ein Mann mehrere Frauen haben kann. Die Leichen werden verbrannt. Bei solch einer Feierlichkeit wird ein Schwein geschlachtet. Die Asche des Hingeschiedenen wird in den Fluss geworfen. Baden tun die Kapaukos nie.

Im geologischen Teil des Buches lesen wir, dass vor Expeditionsanfang die Carstenszgruppe, welche zum Nassaumassiv gehört, geologisch noch ganz unerschlossen war. Die Wollaston-Expeditionen reisten ohne Geologen. Nur durch Geröllfunde von anderen Expeditionen auf Neu-Guinea konnte man zu Vermutungen kommen, und so wusste man nichts weiteres, als dass auf grossen Höhen tertiärer Kalk vorkommt. Die Alpen waren schon da, als das Nassaumassiv noch unter dem Meeresspiegel lag. Weil das Gebirge sich sehr steil aus dem Meere auftürmt ( von Biwak Simpang bis zu den Carstenszspitzen sind es rund 4500 m Höhendifferenz hei einer Länge von nur etwa 30 km ), haben die Wildbäche und Flüsse sehr viel Gefälle, und die Täler sind deshalb tief eingeschnitten. Obwohl die dichte tropische Vegetation die steilen Hänge weitgehend schützt, fördert der andauernd ergiebige Niederschlag Bergstürze, Erdrutsche und Wegschwemmungen, so dass die Abbruche überall deutlich sichtbar sind.

Das zentrale hohe Gebirge ist jung und besteht aus Sedimentgestein in Form dicker Kalkschichten, welche in einem untiefen Meer zur Ablagerung gelangten. Man fand in diesem Gebiete viele Karsterscheinungen. Beim Basislager liessen Funde auf paläozoische Herkunft schliessen, während die markanten Bergrücken zum Mesozoicum gehören. So wie in den Alpen sind auch hier die Gletscher zurückgewichen. Gletscherschliffe und alte Moränen lassen auf einen früher viel tieferen Stand der Gletscher als den heutigen schliessen ( bis etwa 2000 m ü. M. ). Jetzt reichen die Gletscherzungen nur noch bis rund 4400 m ü. M. herab. Durch das Errichten von Steinmännli wurden die Gletscherstände im Expeditionsjahr markiert. Kalt scheint es in diesem Gebiete nicht zu sein. Auf dem Ngga poeloe wurde eine Temperatur von + 1 Grad Celsius gemessen, und auch in den Wänden der Carstenszpyramide wurde +1% Grad Celsius abgelesen.

Im botanischen Teil des Berichtes wird darauf hingewiesen, dass es zum ersten Male gelungen ist, auf Neu-Guinea in Höhen von über 4000 m ü. M. eine Pflanzensammlung anzulegen. Was die Zonen anbelangt, konnte man feststellen, dass bei ca. 3600 m ü. M. der geschlossene, hochstämmige Wald aufhört. Bei rund 4000 m ü. M. liegt die Baumgrenze. Der subalpine Baumbestand besteht aus gemischtem Laubwald, in Gegensatz zu den Alpen, dem Himalaya usw., wo die Nadelbäume vorherrschen. Der Übergang vom Wald zum offenen Gelände vollzieht sich nicht plötzlich, sondern allmählich. Auf Höhen von 4100 m ü. M. wurden noch Sträucher von 3 bis 4 m Höhe und mit 20 cm dicken Stämmen angetroffen. Baumfarne steigen ebenfalls bis zu dieser Höhe. Über der Baumgrenze steigt das Gestrüpp in Begleitung von gras-, moos- und heideartigen Pflanzen noch höher hinauf. Auf 4850 m ü. M. wurden dann schliesslich noch einige Moospolster auf den sonst nackten Felsen angetroffen. Beim alpinen Lager stiess man auf einen vorweltlichen Urwald aus mit dicken Mooskissen überdeckten Baumfarnen bestehend.

Aus dem Inhalte dieses sehr interessanten Buches konnten an dieser Stelle nur Ausschnitte gegeben werden. Es ist zu hoffen, dass der Beisebericht auch anderen als denjenigen, die der holländischen Sprache mächtig sind, durch Übersetzungen ins Deutsche, Französische, Englische einmal zugänglich gemacht werden kann.

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