Modifications climatiques ... Variations glaciaires

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J.P. Portmann, Neuchâtel

Ces sujets sont d' actualité! Travaux et colloques leur sont consacrés. Ils mobilisent l' attention des spécialistes de différentes disciplines, passionnent les chercheurs et intriguent les profanes. Il ne s' agit pas que d' une mode, mais du désir de maîtriser le climat, d' en connaître les anciennes fluctuations pour prévoir celles que l'on craint, inconsciemment.

Les quelques informations qui suivent complètent celles données précédemment sur les Varia-ci tions glaciaires, historiques et préhistoriques dans les Alpes suisses ( Les Alpes, 1977/4 ).

En ce qui concerne la chronologie du retrait du glacier würmien du Rhône, plusieurs faits nouveaux, étayés par des datations absolues, ont été présentés par Burri ( 1977 ). D' après cet auteur, à l' époque des Dryas ( 13000 à 10000 BP ) ', le bassin du Léman était libre de glaces; dans la vallée du Haut-Rhône, les glaciers ne dépassèrent que de peu les vallées latérales et ne constituèrent plus un glacier rhodanien proprement dit. Un stade antérieur, entre 14000 et 23500 BP, a été marqué par un paroxysme glaciaire; le glacier atteignait alors l' altitude de 800 mètres et barrait, en Chablais, les vallées des Dranses, déterminant une série de lacs dans lesquels se déposèrent des argiles rubanées ( varves ). Cette observation est à rapprocher de celle de Schlüchter ( 1976 ) qui a pu fixer à 19500 BP l' accumulation des moraines frontales du glacier de l' Aar, entre Muri et Berne. Peut-être que les moraines sariniennes, décrites par Mornod ( 1947, 1949 ) dans la région de Bulle, sont-elles contemporaines, comme d' ailleurs certaines moraines jurassiennes ( Aubert, 1938 ). D' autres formations, vieilles de plus de 25000 ans sont probablement du même âge que les graviers de Bioley-Orjulaz où fut trouvée, entre deux moraines, une défense de mammouth datant de 34600 ans BP. D' après Burri, les premières avances würmiennes du glacier du Rhône, entre 80000 et 45000 BP, n' auraient pas laissé de traces. Les formations les plus profondes de la coupe du Pont de la Douceur sur la Dranse, en amont de Thonon ( Brun, 1966 ) sont considérées comme plus vieilles que 30000 BP. Le glacier du Rhône aurait alors pu s' étendre jusqu' à Lyon ( Burri, 1977 ).

La contribution de Winistorfer ( 1977 ) est intéressante vu l' étendue de la région étudiée, au sud du Rhône, entre Viège et Aproz. Par des observations dans le terrain et l' interprétation de cartes topographiques et de photographies aériennes, l' auteur est parvenu à établir des cartes synthéti- 1 BP = Before present, c'est-à-dire avant 1950. 82 ques, à préciser les variations de la limite inférieure des neiges persistantes et les fluctuations climatiques; il a même réussi à déterminer le coefficient d' englacement à diverses époques. En ce qui concerne les résultats chronologiques, ils peuvent être résumés comme il suit:

1850 à 8000 BP: moraines des stades historiques avec les vestiges du « Petit Age » glaciaire ( Little Ice Age ) entre 500 et 2000 ansenviron 9500 BP ( Daun ): stade correspondant à des dépôts accumulés à environ 1000 m d' alti dans les valléesenviron 10200 BP ( Dryas III ): stade inférieur, encore dans les vallées, à proximité du Rhône, à 700-800 mètres d' altitudeenviron 11 500 BP ( Dryas II ): dépôts en dehors des vallées, correspondant à une réavancée, plus longue et plus importante dans la vallée du Rhône; formation de lacs glaciaires.

Un travail collectif de chercheurs de l' Institut de géographie de l' Université de Berne a résumé récemment leurs recherches sur les fluctuations glaciaires dans l' Oberland bernois-. Le comportement des glaciers Inférieur et Supérieur de Grindelwald est reconstitué, et leurs avances et reculs sont mis en relation avec les conditions climatiques, spécialement avec les températures saisonnières, enregistrées à Bâle depuis 1755. Les auteurs ont aussi considéré les chutes de neige en été, par exemple au Stockhorn ( 2 loo m ). L' intérêt de cette contribution réside aussi dans les conclusions générales qu' on peut en tirer concernant les effets des variations climatiques sur les écosystèmes de montagne, sur la formation et l' érosion des sols, enfin sur les aptitudes agricoles, sur les conditions économiques, sur les périodes de disette.

C' est une belle contribution que celle de Beeler ( 1977 ), consacrée aux fluctuations glaciaires dans le Parc national suisse et dans le massif de la Bernina ( canton des Grisons ). L' auteur, exploitant d' une façon pertinente les méthodes usuelles, a su 2 Bruno Messerli, Paul Messerli, Christian Pfister, J. Zumbühl.

tirer parti d' observations sur la limite inférieure des neiges persistantes à différentes époques. Ce travail retient aussi l' attention par des commentaires sur les relations entre les variations glaciaires, les phases de solifluction, la formation d' ébou et d' horizons humifères \ Enfin, l' auteur présente non seulement des résultats beaux ( tabi. 16 ), mais les relie à ceux obtenus dans d' au régions. Dans les environs de la Bernina encore, Gensler ( 1950 ) a reconstitué d' une façon précise les fluctuations glaciaires de 1833 à 1950. De son côté, Zingg ( 1949 ) a publié les observations des Chemins de fer rhétiques ( Rh. B. ) depuis 1891 sur les variations de la limite du niveau des neiges persistantes et sur la durée de la couverture nivale au Prätigau. Il a relaté aussi des observations sur les variations glaciaires et sur la croissance des arbres de la région de Davos et dans la vallée de Safien ( 1949, p. 115 ). J. et U. Suter ont reconstitué les péripéties glaciaires du val Bever, en Engadine. Ils en ont établi une carte morphologique et procédé à la datation des différentes moraines en tenant compte d' anciennes cartes topographiques, de séries d' observations et de mesures de la Commission des glaciers ainsi que du développement de la végétation. Les maximums glaciaires récents datent de 1820, 1850, 1875 et 1920. Les résultats des datations au C I4 feront l' objet d' un autre travail.

Pour de nombreux glaciers des vallées de la Simme et de la Kander, Zienert ( 1974 ) a réussi à fixer les altitudes des moraines historiques de six stades t. De plus, il a pu déceler une corrélation entre les moraines anciennes de cette région et celles de la vallée d' Aoste5.

3Dryas ancien, environ 5000 ans BP, premier siècle après J.C. X IV^siècle, XVIe et XVIII* siècles.

4 Ainsi les altitudes des moraines, sur le versant oriental du Strubelgletscher, se retrouvent aux altitudes suivantes, correspondant aux dates indiquées entre parenthèses: 2340 mètres ( 1920 ), 2220 mètres ( i860 ), 2210 mètres ( 1820 ), 2210 mètres f 1770 ), 2085 mètres ( 1680 ), 2060 mètres ( 1600 ).

5 Eiszeit und Gegenwart, 1965, XVI, pp. 202-225.

Des recherches prometteuses ont été entreprises par des collaborateurs de l' Institut de géographie de l' Université de Zurich, aux abords d' au glaciers6. Ainsi W. Bircher a reconstitué les variations de longueur des glaciers de la vallée de Saas; M. Fries s' est occupé des anciens glaciers du val Maighels ( Rhin antérieur ); H. Holzhauser a reconstitué l' histoire du glacier de Fiesch, alors que M. Maisch a étudié la morphologie glaciaire de la vallée du Sertig. Enfin, F. Renner est parvenu à préciser les anciens stades glaciaires dans les vallées de la Witenwasser et de la Mutten ( Urseren ). Dans d' autres régions de la Suisse, les variations de quelques glaciers ont pu être précisées: Baltzer au glacier Inférieur de Grindelwald ( 1898 Mercanton pour le glacier du Rhône de 1874 à 1913; J. Gex ( 1943 ), puis Kasser et Aellen ( 1974 ) pour le glacier de Trient entre 1845 et 19737. Mentionnons aussi la carte publiée dans le 78 e Rapport sur les variations des glaciers suisses ( 1958)8 montrant le recul du glacier de Biferten depuis 1620 avec les stades de 1820, 1850, 1920 et 1957. Une autre carte du même Rapport précise différents stades dans le bassin de Mattmark.

A propos de dendrochronologie°°, rappelons que la décrue de 1955 a mis à jour des vestiges de bois datant d' un recul antérieur, plus accuse. Bezinge et Vivian ont présenté les recherches actuel- 6 Il s' agit de travaux de diplôme présentés en 1977 et 1978.

7 La situation des fronts successifs du glacier de Trient, entre 1956 et 1973, a été représentée sur une esquisse cartographique du 92° Rapport sur les variations des glaciers suisses ( 1970/ 71 ). On y trouve aussi les « Etats du front et variation de longueur du glacier, 1845—1973 ».

s Les Rapports sur les variations des glaciers suisses ont été publiés tout d' abord par Forel ( 1841-1912 ) dans l' Annuaire du Club alpin Suisse des 1880. Ils parurent ensuite dans I' Echo des Alpes et, des 1925, dans les Alpes, revue du CAS. On les appelle parfois « Rapports Forel ».

: ' ' Oendrochronologie: détermination de l' âge de troncs d' arbres d' après les cernes de croissance, c'est-à-dire d' après l' alternance de bois d' été et d' hiver ( Portmann 1977, Les Alpes - CAS - p. 163 ).

»S les sur des troncs fossiles trouvés dans les moraines et sur le climat de la période holocène en Europe. Ils ont aussi précisé les données palynologiques, paléothermiques et reconstitué les variations correspondantes du niveau marin. Actuellement, l' application de la dendrochronologie est poursuivie avec succès au Centre d' archéologie préhistorique de Neuchâtel on se fait la datation de pieux relevés au cours de fouilles dans la baie d' Auver ( lac de Neuchâtel ). Des gisements archéologiques suisses romands de l' époque romaine, de l' âge du Bronze final, des 3e et 4e millénaires ont été datés. Des résultats récents, ainsi que des considérations méthodologiques et un tableau récapitulatif concernant l' Europe occidentale ont été publiés par Lambert et Orcel ( 1977 ). Des analyses polliniques de gisements néolithiques de la région de Zurich ont permis à Annekäthi Heitz-VVeniger ( 1976 ) de déceler les causes de l' accumulation des pollens d' orme, signalée dans toute l' Europe, à l' Atlantique final ou au début du Subboréal. Cet événement, qui prit fin 2500 ans avant J. C, serait dû à des changements climatiques, voire éda-phiques, et non pas, comme on l' a prétendu parfois, à des causes anthropiques. Les modifications dans la composition des forêts ont commencé plusieurs siècles avant le début des pratiques agricoles et indépendamment des civilisations néolithiques.

Bien qu' il s' agisse d' une station extra-alpine, citons ici la Contribution à l' étude du tardiglaciaire de la région lémanique ( Lausanne ) de Marie-Josée Gaillard ( 1978 ). L' évolution de la végétation depuis le dernier retrait du glacier würmien a été reconstituée entre le Dryas ancien inférieur et l' Alleröd.

Pfister ( 1977 ) a continué ses recherches sur les conditions climatiques des XVIIe et XVIIIe siècles, plus spécialement sur la fréquence des précipitations, sur la durée de l' enneigement, de même que sur les températures de décembre à mars, dans la région de Zurich, entre 1683 et 1738. Il a pu préciser que de 1683 à 1738, les hivers furent de 1,5° environ plus froids que ceux du XX siècle; janvier et mars surtout furent plus rigoureux, avec davantage de neige.

Stauffer et Lüthi ont obtenu des informations sur le climat à partir de données économiques du passé. Ils ont étudié, entre autres, les variations du montant de la dîme de la localité de Küttigen, au nord d' Aarau, dès le XVI e siècle. Ils ont pu mettre en évidence ainsi des corrélations avec les données climatiques d' autres régions, par exemple avec Genève, ou même avec les résultats de dosages isotopiques 00 IS de la glace de l' inlandsis groenlandais.

A propos des anciennes voies de communication, le travail d' Aerni ( 1975 ) donne des informations importantes sur les conditions naturelles et historiques à l' époque des Celtes, des Romains, des grandes invasions ou à des périodes plus récentes, dans l' Oberland bernois. Les vestiges des anciennes routes sont décrits avec des détails sur l' appareillage d' anciens murs de soutènement ou sur des marches taillées dans le rocher, comme à la Häle Platten, sur le versant nord du Grimsel.

Des vestiges de chemins ont été aussi retrouvés au Valais, dans la vallée de Viège et au Théodule. A ce propos, Monsieur A.E. Chevalley, D r h.c. et membre du CAS, de la Tour-de-Peilz, a eu l' ama de nous faire part de ses observations de 1932 ou 1933 au cours d' une excursion à la cabane Gandegg sur Zermatt. Le long de la falaise qui domine le glacier Inférieur du Théodule, de nombreux tronçons d' une route romaine traditionnelle, avec deux voies de granite pour les roues de chariots, étaient très distincts. Ils menaient au col du Théodule certainement et dataient d' une période où le glacier était plus réduit. L' accès au col des Chevaux, entre l' hospice du Grand-St-Ber-nard et le val Ferret ( lac de Fenêtre ) présente aussi des empierrements qui paraissent anciens. Le passage de la Gemmi a fait l' objet d' une étude de Lausberg ( 1975 ), que nous n' avons malheureusement pas pu consulter.

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