Pas de silence autour des places d'atterrissage en montagne. Aviation de tourisme en montagne

Aviation de tourisme en montagne en Suisse

Pas de silence autour des places d' atterris en montagne

En 2008, l' Office fédéral de l' aviation civile ( OFC ) a entrepris, avec les représentants des milieux intéressés, le réexamen des quarante-deux places d' atterrissage en montagne existantes. Après la région de Zer-matt–Saas-Fee, c' est maintenant le tour de la région du patrimoine mondial de l' UnESCO Jungfrau–Aletsch. Le CAS siège à la table des négociations.

« C' est une question qui fait des vagues. » Ainsi s' est exprimé le président du CAS, Frank-Urs Müller, devant l' Assemblée des délégués de cette année, au sujet du réexamen des places d' atterrissage en montagne par l' Office fédéral de l' avia civile ( OFC ). L' année dernière, après une phase de planification de sept ans, la Confédération a donné à l' OFC le mandat suivant: La carte éditée par l' OFC montre bien que nombreuses parmi les places d' atterrissage en montagne sont celles qui se trouvent à proximité de zones protégées, ou à l' inté de celles-ci.

« Réexaminer, en consultation avec les cercles concernés, le réseau des places d' atterrissage en montagne ainsi que la question fondamentale de l' étendue ou de l' existence même de la pratique de l' héliski. » 1 Ce réexamen donne matière à conflits, surtout parce que les places d' atterrissage en montagne ( PAM ) se situent souvent à proximité de zones protégées ou même à l' intérieur de celles-ci ( voir la carte ). Le CAS et les associations de protection de l' environnement souhaitent pour cette raison en réduire nettement le nombre.

D' autre part, ces places d' atterrissage permettent d' étendre l' offre touristique d' une région. Elles sont souvent utilisées pour la pratique de l' héliski. Les entreprises concernées par cette pratique souhaitent donc le maintien, voire l' aug du nombre de PAM.

Un réexamen régional

Le réexamen des PAM se fait par région, en trois phases. Après les discussions de coordination auxquelles l' OFC convie les cercles concernés de l' administration, de l' économie, du tourisme et de la protection de la nature, les collectivités locales peuvent se prononcer sur un premier projet. L' OFC remanie ensuite le projet et le soumet au Conseil fédéral. Ce dernier statue définitivement le réseau de PAM attribué à chaque région. Il est possible de recourir contre cette décision en vertu du droit de recours des associations. Le premier cas traité a été celui de la région Zermatt–Saas-Fee, en 2008. L' OFC a présenté à fin juin la première proposition. Dès septembre 2009, c' est la région Jungfrau–Aletsch qui fera l' objet du réexamen.

Région pilote Zermatt–Saas-Fee

Le CAS prend part aux discussions de coordination. Il s' y trouve en situation délicate: ses lignes directrices exigent le renoncement à de nouvelles places d' at, et l' abandon de celles existantes dans les régions de protection et d' inventaire ou dans le voisinage de celles-ci. Les sections locales par contre mettent en avant l' importance économique des PAM, prioritaire à leurs yeux par rapport à la protection des paysages et de la faune.

Au sein du CAS, le processus de négociation dans la région de Zermatt– Saas-Fee a été marqué par les vues souvent très différentes des sections locales et de l' Association centrale. C' est pourquoi, selon Frank-Urs Müller, l' image donnée par le CAS aux autorités a été parfois contradictoire: « Le CAS négocie d' une part avec la Confédération, et d' autre part il doit tenir compte des sections locales ne défendant pas la même position que lui. » Ces négociations ont été instructives pour l' Association centrale. Avant que l' OFC ne mette en route le réexamen de la deuxième région, le CAS a invité toutes les sections concernées à une table ronde à fin juin. a Alexandra Rozkosny, rédactrice en chef ( trad. ) 1 Source: Sachplan Infrastruktur der Luftfahrt SIL-GLP, page 5 Gr aphique: Infoplan-Ar e/BA ZL, Geostat-BFS, Kar togr aphie VBS Qu' est qu' une place d' atterrissage en montagne?

Les places d' atterrissage en montagne ( PAM ) sont des emplacements situés au-dessus de 1100 mètres d' altitude, servant à la formation et à l' exercice des pilotes ou au tourisme ( héliski, aviation sportive ). Leur existence est la condition nécessaire à la formation et à l' entraînement des pilotes en vue de l' autorisation pour les atterrissages en montagne. De cette manière, elles assurent ainsi la possibilité des vols de sauvetage et de transport en montagne. Elles sont actuellement au nombre de 42 ( voir la carte ) pour un maximum de 48 autorisées.

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