Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses

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Par

Dr F..A. Forel, professeur, à Morges. E. Muret, inspecteur en chef des forêts, à Lausanne. Dr P.L. Mercanton, professeur, à Lausanne.

Trente-deuxième rapport. 19111 ).

CVIII. Chronique des glaciers suisses en 1911.

67 glaciers ont pu être observés cette année par les soins des inspecteurs forestiers suisses, soit treize de plus qu' en 1910.

Nous donnons ci-dessous le relevé de ces observations.

I. Bassin du Rhône.

A. Alpes valaisannes.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue.

m m m Rhône — 21 — 12.7 — Fiesch — 6 o — o — 2.6 Aletsch — 25 — 20 — 18 Lötschen — 16

+ 0.5

— 13.5 1893à 1896, 1900, 1910 Zanfleuron — 3 — 14 -3 1902, 1907, 1908 Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue.

m m m Kaltwasser — 7 — 6 — 9.5 1901 à 1903, 1908 Allalin — 42 — 1.5 1892 à 1894 Gorner175 Turtmann — 10 — 14 — 18 1894, 1908 Durand ( Zina116 — 25 __22 Ferpècle — 15 — 22 — 28 1893, 1894 Arolla - 45 — 26 — 25.5 Zigìorenove — 4 — 17 — 20 1892 à 1896 Mont-Fort — 222 Q Grand Désert — 10 — 5 — 20 Valsorey 0 — 3 — 6 1892, 1899 Saleinaz — 9 — 7 — 26 1892, 1893, 1896 Trient — 14 — 7 — 16 1896 D' après M. J. Balley, garde-forestier à Bourg-St-Pierre, le glacier de Valsorey a surtout diminué considérablement en épaisseur.

L' observateur du glacier de Saleinaz, M. H. Cavelly à Orsières, signale que le recul de cette année est le plus considérable depuis 1896, année où les observations ont commencé.

Pour les mesures du glacier du Rhône, exécutées par les ingénieurs du Bureau topographique fédéral, voir le rapport du professeur Dr A. Heim dans les Actes de la Société helvétique des sciences naturelles, Soleure II, 60, 1911.

Le glacier du Trient a été surveillé, comme les années précédents, par M. le professeur J. Guex à Vevey. Cet observateur signale l' ouverture le 17 juillet 1911 d' une poche glaciaire. „ La Tine a sauté ", disent les montagnards du Trient. Pendant 48 heures le débit du torrent a été plus que doublé. La poche se vide en général chaque deuxième année, après une série de journées chaudes. M. Guex l' a constaté depuis plusieurs années, sans pouvoir, malheureusement, donner des dates exactes. La poche doit se trouver dans la partie supérieure du glacier; en effet le petit torrent qui jaillit sous le névé du col des Ecandies, et rentre peu après sous la glace, était énorme pendant l' écoulement de la poche d' eau 1 ).

B. Alpes vaudoises.

Glacier.

Variation en 1909 1910 1911 m m m Paneyrossaz — 4.5

— 18 Martinets — 11 — 1 Grand Plan-Névé — 83 Petit Plan-Névé — 3.5 + 0.5 — 0.5 Le Dard

+ 12

— 26 Sex Bouge + 2.5

— 11 Prapioz 1914Années de crue.

1902, 1910 1907, 1908, 1910 1902, 1908 1902, 1908, 1910 1904, 1906, 1909,1910 1903, 1906 à 1910 1903, 1906, 1909, 1910 Le glacier de Paneyrossaz a reculé suivant les points de 8 à 30 mètres depuis 1909; celui des Martinets de 5 à 15 mètres.

Les glaciers sont totalement découverts. Les névés de 1910 ont disparu.

II, Bassin i de l' Aar.

Canton de Berne.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue.

m m m Stein — 3

— 11 1907, 1908, 1910.

Unteraar19 — 10 Ob. Grindelwald — 16 — 11 — 1903 Unt.

+ 14

+ 15

— 40 1907 à 1910 Eiger - 25 — 10

+ 27

1906, 1908, 1911 Blümlisalp — 8 — 3 — 8 1905, 1906, 1907 Gamchi

— 2.5 — 6 1907, 1909 Wildhorn — 750 1902 Gelten 67 1899 Tschingel — 2060 D' après M. Marti, inspecteur forestier, c' est en 1906 que le recul du glacier inférieur de Grindelwald a été le plus accentué. Il était alors, dans l' étroite gorge de la Lütschine, à 293 m en arrière du point où il se trouvait en 1893, lors de la première mensuration. De 1896 à 1910, il y a eu une courte phase de crue, due probablement à un ralentissement de la fusion causée par une épaisse couche de dépôts morainiques. Pour 1911, le recul est de nouveau de 40 mètres.

D' après le même observateur, le glacier de l' Eiger qui sur son flanc gauche reculait légèrement, de 5 m environ, témoignait en revanche sur son flanc droit d' une crue atteignant même 67 mètres sur un point. Toutefois la partie en crue n' est formée que d' une mince couche de glace recouverte de débris qui peut parfaitement disparaître au bout d' un seul été. D' une façon générale, on peut dire que l' état d' avancement du glacier de l' Eiger est resté assez constant depuis 1893.

Le glacier du Wildhorn s' est affaissé et aminci à son extrémité au point de disparaître. Sur le côté gauche le recul a atteint 100 mètres. Le glacier étant à ce point assez épais, la décrue se relentira sans doute, bien que la pente soit plus forte.

Le recul de 60 mètres constaté sur le Tschingel est le résultat de deux années. Depuis 1893, la décrue totale a été de 200 mètres, soit en moyenne de 11 mètres Dar an.

III. Bassin de la Heuss.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années dt crue.

m m mi A. Canton d' Uri.

Kartigel — 10

5 1907, 1910 Wallenbühl

7 — 15 1909 Kehlefirn - 13 — 10 — 18 1902 Erstfeld — 43 1902 Hüfi24 Brunni2 — 24 — 18 B. Canton d' Obwalden.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue.

m m m Griessen — 223 1908 Firnälpeli Est

+ 11

+ 12

1909, 1910, 1911 n Ouest

+ 13

1910, 1911 D' après M. de Tribolet, inspecteur-forestier à Sarnen, les deux langues du glacier de Firnälpeli se sont allongées de façon très sensible, mais en même temps considérablement amincies, sans doute ensuite de l' été long et chaud.

IV. Bassin de la Lin th.

Canton de Glaris.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue.

Glacier.

190 !) V. Bassin d Variation en 1910 .u Rhin.

1911 Années de crue.

m m m A.

Canton des Grisons.

Zapport9024 1903 Paradies j — 1317 1903 Tambo

—y — 10 1903, 1909, 1910 Segnes — 3034 Leuba7V — 13 1907, 1909, 1910 Puntaiglias — 5 — il — 5 Lavas — 6 — 19 — 20 Porchabella7 — 3 — 21 Vorab18 Scaletta9 1909 B. Canton de St-Gall.

Pis Sol

— 7 1905, 1909, 1910 Sardona

+ 1,5

.5

— 5 1906, 1909, 1910 La décrue relativement lente du glacier de Puntaiglias s' explique par l' épaisseur de la langue du glacier qui a plusieurs mètres de hauteur. ( Huonder, inspecteur-forestier à Truns. ) VI. Bassin de l' Inn. Canton des Grisons.

Glacier.

1909.

Variation en 1910 1911 Années de crue..

m m m Schwarzhorn

7 1898, 1903, 1907, 1909 Roseg — 49 — 4 — 32 1895, 1897, 1898 Morteratsch — 30 — 9 — 20 1899 Picuogl — 10 — 2 — 1903, 1905 Lischanna — 1.5

+ 10

— 24 1898, 1910 VII. Bassin de l' Adda.

Canton des Grisons.

Glacier.

1909 Variation en 1910 1911 Années de crue m m m Palü — 37 — 25 — 27 1895 Forno — 6 — 19 — 12 La langue du glacier de Palü a considérablement diminué en épaisseur.

( Ganzoni, inspecteur-forestier à Celerina. ) VIII. Bassin du Tessin.

m m m A. Canton des Grisons.

Muccia — 30 — 11 — 30 1907 B. Canton du Valais.

rossboden — 1 — 6 — 10 1893, 1894 C. Canton du Tessin.

Basodino

— 38 1909 Bresciana — 14 Lucendro — 12 — 65 L' amincissement de la couche de glace est très sensible à l' extrémité du Basodino, où la roche affleure en maints endroits. ( Droz. ) Le glacier de Bresciana s' est affaissé et a diminué d' environ 14 mètres en épaisseur. Depuis 1900, il s' est retiré de 50 m environ et de 260 m depuis 1868. A cette date, il atteignait encore le seuil rocheux où le torrent forme une cascade à l' entrée du Val Soglio. ( Boiler. ) Le langue NE du Lucendro jusqu' ici en observation, a disparu; elle ne dépasse plus le front du glacier principal ( cote 2640 m ). On ne trouve sur l' emplace qu' elle occupait que des éboulis de toutes dimensions et des roches moutonnées.

Les observations se feront dorénavant sur le glacier du Pizzo Rotondo, soit sur la langue qui descend dans la direction de l' hospice d' Ali Acqua. Actuellement cette langue arrive à la cote 2640 m, accusant ainsi un recul de 160 m depuis 1894, date de la dernière édition de la carte Siegfried. ( Bovet. ) Résume.

Bassin Canton Observés certaine Nombre de; En crue probable douteuse glaciers: Stationnaires douteuse En décrue probable certaine Rhône Valais Vaud 16 73 1 3 15 1 Aar Berne 101 1 1 2 5 Heuss Uri Obwalden 6 3 1 12 4 l Linth Glaris 22 Rhin Grisons St-Gall 102 2 — 8 Inn Grisons 42 Adda Grisons 22 Grisons 11 Tessin Valais 11 Tessin 33 — Total 1911 67 1 1 1 1 8 13 42 1910 54 2 7 8 1 2 2 32 1909 61 2 9 2 10 5 33 Il y a, cette année, changement notable dans les allures de nos glaciers.

Tandis que les années précédentes au milieu de la décrue générale nous constatons une tendance à la crue chez quelques glaciers; que l' année dernière cette crue, douteuse seulement, atteignait 8 glaciers qui n' avaient montré cet allongement que pendant l' année 1910; que 7 glaciers avaient été en allongement pendant deux ans de suite, et par conséquent, selon nos définitions, en crue probable; que la crue était certaine chez deux glaciers, celui de Sex Bouge en allongement depuis 1906, celui de Grindelwald inférieur depuis 1907; cette année, tous ces glaciers en crue l' année dernière se sont mis en décrue. L' été étonnant de 1911 avec sa grande chaleur et la persistance imperturbable de son beau temps a causé une forte ablation chez tous les glaciers et en particulier a arrêté la crue de ceux qui, bien timidement, essayaient d' en montrer les symptômes.

Trois glaciers sont signalés cette année comme étant en allongement. Celui de l' Eiger ( Oberland bernois ) crue de 27 m, les deux langues du Firnälpeli ( flanc nord oriental du Titlis, vallée d' Engelberg ). Que signifient ces crues spéciales à ces trois glaciers? Nous le saurons par les observations ultérieures.

Sauf cela, tendance générale à la décrue, décrue très forte en 1911.

CIX. L' enneigement en 1911.

Pour caractériser l' enneigement des Alpes suisses en 1911, je me servirai, comme précédemment, des renseignements donnés par les alpinistes sur l' état des neiges d' une part, et des mensurations nivométriques d' autre part.

Etat des neiges. Voici résumées les indications, malheureusement trop peu nombreuses, que j' ai pu recueillir.

Alpes de la Suisse orientale. En faisant l' ascension du Piz Grialetsch ( Davos ) le 13 juillet 1911, M. B. Arzibacheff, de Moscou, a observé sur le petit glacier de Scaletta, à quelque 2750 m d' altitude, une crevasse notable. Son guide, J. Engi, qui exerce le métier depuis 30 ans, lui a affirmé n' avoir jamais vu cette crevasse auparavant.

Alpes de la Suisse centrale. Notre fidèle collaborateur, M. le prof. Kœnigsberger, nous envoie les notes suivantes: „ II est tombé beaucoup de neige, l' hiver dernier, dans les Alpes centrales, surtout en mars, mais l' été l' a si vite fondue que le terrain était aussi découvert au commencement d' août qu' il l' était à la fin du même mois les deux années précédentes. Toutefois, la dissipation des neiges n' a pas été aussi rapide qu' on le croirait, par défaut de pluies chaudes; à la fin d' août seulement, quelques jours pluvieux ont activé le désenneigement. Ce nonobstant, l' extrémité seule du glacier de Lucendro s' est dégagée; de grands névés ont persisté à la Fibbia et au col de Sella. Au Badus et dans le val Giuf l' enneigement était, au début de septembre, le même qu' en 1908.

D' une manière générale, le désenneigement annuel était, à la fin de la saison chaude, aussi prononcé qu' en 1907, mais moins fort qu' il y a une dizaine d' années.

M. Kœnigsberger donne ainsi son sentiment: „ J' ai l' impression que tout se passe comme si deux actions de rhythmes différents superposaient leurs effets; d' une part, et depuis quelque quinze ans, le maximum des précipitations hivernales est reporté vers la fin de l' hiver et le début du printemps; d' autre part, la température moyenne de l' arrière est en augmentation. " Les faits semblent donner jusqu' ici raison à l' opinion de M. Kœnigsberger.

D' après M. Stöcklin-Müller, de Bâle, le glacier de l' Hinterer Feldschyn sur la Göscheneralp était, le 11 septembre 1911, crevassé en maints endroits et dénudé dans toute sa partie inférieure.

Alpes de la Suisse occidentale. Le plateau glaciaire dit „ Obere Plattje " au Mont-Rose était très crevassé le 6 août 1911. Deux grandes rimaies sont apparues à quelque 3500 m d' altitude, au plateau du Breithorn de Zermatt; le glacier suisse du Théodule était entièrement découvert dans sa partie inférieure.

Au val d' Anniviers, M. le Dr Thomas a constaté ce qui suit: „ A la fin de juillet on pouvait suivre toute l' arête du Diablon septentrional sans fouler la pente glacée qui descend au glacier de Tourtemagne. Pareil fait, assez rare, s' était vu en 1903, mais moins nettement ". La face est de la Pointe d' Arpitettaz, très enneigée en 1910, était libre en 1911. Le couloir qui descend du Pigne à l' Alpe de l' Allex, aussi.

Dans le massif de Trient j' ai trouvé moi-même le 9 août 1911, un névé étendu à la jonction des sentiers de la Breya et de la Combe d' Ornex. Vers 2450 m, un peu au-dessous, subsistaient les vestiges d' un autre. Au commencement de novembre, le glacier d' Ornex apparaissait crevassé de partout sous les premières neiges de l' hiver.

Dans les Alpes bernoises, même disparition rapide de la neige pendant l' été. Le 23 août, elle finit à 2800 m au glacier du Rhône.

Les névés supérieurs du Grand Aletsch étaient très crevassés et dépouillés. On longeait le pied du Trugberg pour aller de la Jungfrau à la Concordia. Au Grindelwalder Viescherfirn même état de choses: la traversée de la station Eismeer à la cabane du Bergli était compliquée de crevasses béantes. Sur les sommets, les arêtes étaient dégarnies. La corniche habituelle faisait défaut à l' arête du Mönch sur un assez long parcours, et pour la première fois on a pu gagner la cîme de la Jungfrau en suivant son arête rocheuse. ( M. E. Keller. ) Au Finsteraarhorn, la pente qui descend du Hugi-Sattel à la „ Place du Déjeuner " qu' on fait volontiers en glissade, était coupée de nombreuses crevasses. ( M. P. Laufer. ) Les observations s' accordent donc à montrer que l' été anormalement chaud et serein de 1911 a eu raison des provisions de neige accumulées par l' hiver et renforcées des reliquats de l' été froid 1910. Cependant, la compensation n' a pas été complète; les relevés nivométriques le feront mieux voir, en même temps qu' ils mettront l' accent sur un phénomène glaciaire dont l' apparition en 1911 donne à notre étude un intérêt tout particulier.

Observations nivométriques.

Nivomètre d' Ornex: J' en avais dû arrêter la réfection, en automne 1910, au chiffre 17. L' abaissement rapide de la surface glaciaire en 1911 ne m' a pas permis de l' achever. Elle le sera, espérons-le, cette année.

De ce fait, le maximum printanier n' a pu être observé exactement. Pendant l' été, le nivomètre a été surveillé comme toujours par M. M. Joris, avec un soin dont je le remercie sincèrement. Deux observations précoces ont été recueillies; l' une du 6 mars déjà, par le guide Maurice Crettex, l' autre du 16 avril par MM. Hofer et Meylan. J' en ai fait moi-même une tardive, le 5 novembre.

Le tableau I donne l' ensemble des relevés pour les trois dernières années.

Nivomètre d' Ornex ( 3119 m ).

>20

enfoui 27 V —.

>20

1 4

19 VII14 22 VII 6 16 13 25 VII 528 VII — 15 11 31 VII 4 LO Tableau I. Dates Degrés 1909 1910 1911 1 VIII — 14 — 3 VIII10 5 VIII9 6; VIII 39 VIII .8 10 VIII8 11 VIII 213 VIII 114 VIII — 13 — 16 VIII 0 12 — 18 VIII — 11 — 19 VIII7 20 VIII — 10 — 22 VIII — 9 — 24 VIII6 28 VIII — 1 830 VIII5 5 IX — 1.5 8.5 1 1 1 IX3 17 IX — 1.59 X6 — 5 XI6.5 On voit que le minimum automnal a été plus bas en 1911 qu' en 1910. Le tableau II montre que l' enneigement pérennel est en déficit cette année. J' en donnerai une des raisons.

Tableau II. Accumulati Hiver on Mètres Dissipation Eté Mètres Résidu Automne Mètres 1905 — 1906 6 1906 9 1906 - 3 1906 — 1907 7 1907 7 1907 0 1907—1908 8.5 1908 8.5 1908 0 1908—1909 1909 — 1910 1910—1911

10 >6

1909 1910 1911? 7 >7 1909 1910 1911

-1.5 Nivomètre de l' Eiger. Grâce à l' obligeance de M. Liechti et du chef de la station Eismeer, ce précieux instrument bénéficie d' une surveillance presque quotidienne et cela pendant toute l' année. J' ai constaté le 26 août qu' en suite de l' affaissement du glacier, il était urgent d' en prolonger la partie inférieure; ce travail délicat a été exécuté spontanément en automne par les agents de la compagnie. J' ai joie à remercier ici nos dévoués collaborateurs du chemin de fer de la Jungfrau. Il ne peut, malheureusement, être question de consigner dans ces pages l' ensemble des relevés. Je les donnerai de quinze en quinze jours pour les trois dernières années seulement au tableau III.

Nivomètre de l' Eiger ( 3100 m ).

Tableau III.

( 2 degrés valent 1 mètre. ) Degrés Dates 1909 1910 1911 4 1 14 18 43 18 1 35 18 36 3 II 22 3 7 27 18 II 29 42 25 2 III 31 42 45 14 III 32 32 40 1 TY 32 33 40 16 IV 30 38 35 29 IV 16 40 39 15 V 21 50 32 1 VI 18 39 "'2 15 VI 26 34 17 1 VII 18 28 19 15 VII 7 30 7 1 VIII 13 22 — 4 15 VIII 7 18 — 9 1 IX — 1 12 — 24 15 IX 18 — 26 1 X 21 — 25 15 X 7 12 — 18 5 XI 612 16 XI 9 30 _ 1 XII 16 36 — 4 20 XII 14 42 — 1 On y voit que si le maximum printanier n' a pas atteint sa valeur de 1910, le minimum automnal dépasse considérablement, non seulement celui de 1910, mais encore tous les minimums notés jusqu' à ce jour à l' Eismeer. Le déficit de 1911 est mis en relief saisissant par le tableau IV qui donne le bilan du glacier au poste nivométrique.

Tableau IV. Accumulation Hiver Mètres 1906 — 1907 > 19 1907 — 1908 > 18 1908—1909 17 1909—1910 25.5 1910—1911 16.5 Dissipation Eté Mètres 1907 > 18 1908 >21 1909 16.5 1910 19 1911 35.5 Résidu Automne Mitres 1907 + 1 1908 —3 1909 +0.s 1910 + 6.5 1911 —19 Quant à l' allure des variations de la surface glaciaire au cours de l' année elle a une régularité impressionnante; de mars à la fin de l' année, le niveau n' a pas cessé de baisser constamment.

Tableau V.

Maxim,: en deg Dates 4 I 2 III 5 IV 2 V 26 VI 25 IX 25 XI 28 XII ums rés 13 45 45 40 23 — 23 6 lu Nivomètre de l' E Minimu en degn Bâtes 31 II 24 III 2 G IV 18 VI 13 IX 1 X 7 XII ger.

ms s 25 38 29 17 — 26 -25 — 6 Amplii en mètres ( 2 < Décrue 9 3.5 8 11.5 24.5 1 6 iegrés = i w'^ Crue 3.5 5.5 3 1.5 15.5 8 Nivomètre des Diablerets. Par les soins dévoués de M. L. Grenier, inspecteur forestier et des guides ormonnans, cette échelle d' un accès quelque peu difficile, a fourni pour 1911 des renseignements intéressants qui sont consignés au tableau VI.

Nivomètre des Diablerets ( 3030 m ). Tableau VI.2 degrés valent 1 mètre. ) Dates 3 VI 18 VII 22 VII 30 VII 31 VII 1909

>90

89 85 86

Degrés 1910 1911 >90 Dates 1 VIII 4 VIII 5 VIII 6 VIII 7 VIII 8 VIII 9 VIII 10 VIII 12 VIII 14 VIII 15 VIII 16 VIII 19 VIII 20 VIII 21 VIII 25 VIII 13 IX 23 IX 28 IX 31 XII Degrés 1909 1910 1911 90 84.588 87 8383 87 86 — 86 85 80 — 84 — 84 7983 77 >90 82 79 75 897690 Ce tableau confirme les résultats des autres nivomètres. La série des relevés de l' instrument des Diablerets est assez longue pour que je puisse aujourd'hui en donner le résumé sous la forme du tableau VII Tableau VII. Äecum«lal« m Dissipation Résidu Hiver Mètres Eté Mit Automne Mitres 1907—1908

1908 >:

LO 1908 — 1 1908—1909

>10

1909 > 7..:, 1909 + 2.5 1909—1910 > 7.5 1910 > 0.5 1910

1910—1911 > 0.5 1911 > 7 1911 — 6.5 qui corrobore les autres.

Val d' Entremonts. MM. François Balleys et Paul Genoud continuent à mesurer régulièrement tous les 15 jours l' épaisseur de la couche de neige gisante, aux poteaux de la ligne télégraphique Orsières-St-Bernard. Leur service est passablement compliqué par les réfections incessantes que subit actuellement la ligne dont l' ad s' occupe de rapprocher les poteaux. Quand ces changements seront terminés, ce qui, espérons-le, ne tardera pas, nous reviseront et repeindront la série entière des poteaux d' observation. En attendant les observateurs procèdent eux-mêmes aux modifications de détail.

Le tableau VIII contient pour les trois dernières années des relevés faits aux poteaux n° 212 ( ancien n° 201, Bourg St-Pierre ) et n° 136 ( ancien 127, Combe des Morts ).

Les variations périodiques des glaciers des Alpes suisses- Tableau VIII.

Epaisseur de la neige gisante en centimètres. ( Le long de la route Orsières-S'-Bernard. ) Poteau Année Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Année Poteau Date16 i 15 l 15 i 15 i 15 i 15 1Date o 190820 40 :ïô 30 50 45 40 30 151909 ( M 1909 — 10 60 30 20 40 70 90 100 50 30 101910 ( M ¾ 1910 15 30 30 10 20 15 15 15 120 70 201911 ( M " a1 Date 1 15 1 15 2 16 1 15 3 17 2 16 1 15 i 15 i _ Date

è

1910 40 100 30 50 M ) 80 80 80 450 470 440 400 320 250 180 80 30 — 1911 ¾ Le poteau n° 201 x reçu er 1909—1910 1( no 212, le poteai i n » 127 le n » 136.

On voit que les chutes de neige abondantes ne se sont produites qu' en mars et qu' elles ont excédé celles des années antérieures; cela ressort également de l' inspection de la ligne „ printemps " du tableau IX où M. Forel a groupé les données de l' observatoire de Genève ( Archives des Sciences ). Le début de l' hiver présente, en revanche, un déficit de neige, ce qui corrobore, pour 1910—1911, les vues de M. Kœnigsberger citées plus haut.

Chutes de neige au Val d' Entremonts en centimètres. Tableau X. Ecarts avec les 9 dernières années.

Martigny Orsières Bourg St-Pierre Grand St-Bernard 480 m 890 m 1633 i 2475 m 1911 Chute Ecart Chute Ecart Chut« Ecart Chute Ecart de neige 9 ans ( le neige 9 ans de neige 9 ans de neige 9 ans Hiver 39 — 25 27 — 50 77 — 74 393

Printemps.

7 — 1 35

+ 14

128

+ 30

281 — 13 Eté...

0 0 0 0 0 0 7 — 26 Automne 0 — 9 0 — 23 33

+ 28

294

+ 50

Années 1911..

46 — 35 62 — 13 238 — 16 975

+ 21

1910 ' )..

163

+ 77

130

478

+ 160

1399

+ 447

. ' ) Ecart avec les 8 derniï' rps années.

Les observations des forts de St-Maurice confirment également, et ce déficit Invernai, et la pléthore printanière des chutes de neige.

Chutes de neige aux Forts de St-Maurice en centimètres. Tableau X. Différence avec les 14 dernières années.

Lavey Savatan Dailly Aiguille 1911 430 m 700 m 1250 m 1460 m Chute Ecart Chute Ecart Chute Ecart Chute Ecart de neige 13 ans de neige 13 ans de neige 13 ans de neige 13 aus Hiver 42 — 3 55 — 37 130 — 42 164 — 48 Printemps.

20 29

111 — 1 154

Eté...

0 0 0 0 0 0 0 — 1 Automne 0 — 1 0 — 7 47

+ 13

71

+ 37

Années 1911..

62

84

+ 40

288 — 29 389 — 39 1910..

82 + 261 ) 141 — 20 221 — 97 355 — 47 1 ) Ecart av ec les 1 dernières années précédentes L' affaissement du névé en 1911. Si j' ouvre, cette année, un paragraphe inusité, où j' avais coutume d' écrire le titre: conclusions, c' est qu' un fait nouveau est apparu et qui découle aussi bien des récits des alpinistes que des indications des nivomètres: dans toutes nos Alpes suisses, probablement, mais certainement dans les Alpes de la Suisse occidentale le niveau du collecteur glaciaire s' est abaissé depuis 1910; le névé s' est affaissé entre ses bords, indépendamment de son ablation naturelle. La gencive glaciaire s' est rétractée, déchaussant le rocher, et ce phénomène ne s' explique pas par la seule vertu de la fusion estivale, combien qu' elle ait été grande cette année.Voyons les faits. En examinant, au commencement d' août les flancs du Portalet, j' avais vu avec étonnement sa grande pente nord balafrée, non plus d' une rimaie seulement, mais de deux; tandis que la rimaie ordinaire s' ouvrait plus formidable que jamais, une rimaie extraordinaire courait, presque parallèlement à l' autre, à quelque 100 m au-dessus. Peu de semaines après, j' avais l' occasion de revoir en coupes, sur les flancs du Blashorn, et sur les rives du glacier du Rhône, les mêmes apparitions. Je les ai revues encore sous le Tour noir, au glacier de la Neuvaz, et on me les a signalées au Breithorn de Zermatt et au Cervin; partout ces nouvelles rimaies, serrant de plus près le rocher, étaient comme des répliques, plus élevées et moins larges, des rimaies ordinaires. Ces dernières, en revanche, béaient formidablement avec un surplomb insolite. De toutes parts, les récits d' alpinistes mettent l' accent sur les difficultés qu' elles offraient à leur passage. Celle du dôme des Diablerets, celle du Mönchjoch inférieur était infranchissables. Il fallait une échelle pour passer celle du Rothtalsattel. Au Mönchjoch supérieur, M. Keller a trouvé deux rimaies au lieu d' une. La rimaie des Aiguilles du Tour était impassable dès le mois d' août.

Tous ces faits sont des plus intéressants, et il est profondément regrettable que l' appel publié à ce propos par l' " Alpina " et par l' " Echo des Alpes " ait été presque sans effet. Il y avait pourtant là, semble-t-il, de quoi attirer et retenir l' attention des clubistes.

A première vue, on serait tenté d' attribuer les faits constatés à la seule ablation estivale, sans recourir à l' idée d' un affaissement en masse des hautes régions du glacier. Il ne me semble pas qu' on le puisse. L' ablation ne peut expliquer l' apparition de nouvelles rimaies. D' autre part, le dégagement fantastique du nivomètre de l' Eiger s' accompagne d' un déchirement inusité des glaces voisines. La comparaison des documents photographiques de 1910 et 1911 en témoigne suffisamment. Malheureusement, nous n' avons pour aucune région de collecteur glaciaire des mesures directes de l' ablation; elles eussent décidé de la réalité des faits en question. Il me paraît d' ailleurs qu' on peut tirer de l' agrandissement des vieilles rimaies une induction en faveur de l' affaissement; pour qu' une rimaie s' élargisse et surplombe, il faut évidemment, que l' appui vienne à manquer aux glaces formant sa lèvre inférieure, ce qui suppose un affaissement des masses infra-jacentes. Quant à la cause de cet affaissement, je la vois dans la surcharge éprouvée en 1910 par le névé. Ce surcroît a dû provoquer un changement dans l' équilibre général du glacier déterminant une vague de déformation, qui propage maintenant de l' amont à l' aval du courant glaciaire son intumescence caractéristique. Ce gonflement a été reconnu au glacier de Prapioz ( Diablerets ) par M. E. Busset. Il ressort à l' évidence des mensurations exécutées au glacier du Rhône en 1911 par M. Leupin qui veut bien m' en communiquer les premiers résultats. Tandis que le profil supérieur du Grand Névé ( 2950 m ) s' abaissait de 1 m 56, le profil inférieur ( 2820 m ) ne perdait que 0 m .50, le profil rouge ( 2560 m ) 0 m 43 et enfin le profil jaune ( 2400 m ) que 0 m l5 seulement. Ces chiffres ne sont malheureusement pas corrigés de l' ablation. Le passage d' une vague d' intumescence dans la zone moyenne de l' appareil glaciaire est tout de même évident. L' augmentation de la vitesse d' écoulement ( profil rouge 4 m ) en serait la preuve irréfragable, s' il en était besoin.

Nul doute qu' on ne puisse retrouver pareille déformation dans d' autres glaciers qui les manifesteront tôt ou tard par une crue, à moins que d' ici des étés trop chauds ne viennent atténuer le gonflement du fleuve glacé.

La balise nivométrique d' Ornex.

Les événements glaciologiques de 1911 ont ramené mon attention sur la nécessité impérieuse, mainte fois signalée déjà dans ces rapports, d' avoir, à côté du nivomètro de paroi, qui totalise en les exagérant les variations du niveau du névé, un appareil donnant la mesure de la seule alimentation du glacier. Un tel instrument, à défaut d' un bon mesureur des quantités de neige, ne peut être qu' un mesureur d' épaisseur de la couche gagnée par le névé d' un automne à l' autre, soit une balise nivométrique.

L' éminent glaciériste suédois M. Axel Hamberg en a imaginé un modèle qu' il emploie depuis de longues années avec succès pour mesurer l' alimentation des glaciers en Laponie.

Je m' en suis inspiré pour l' établissement d' un engin qui fonctionne actuellement au voisinage du nivomètre d' Ornex. Cet appareil n' est autre chose qu' une tige rectiligne de 4 m de longueur, verticalement dressée sur le névé et maintenue debout par un croisillon à quatre branches que des haubans relient à la tige. Celle-ci est faite de deux segments de 2 mètres chacun en tubes d' acier pour cycles. A la fois léger et résistant, ce tube a 1 millimètre d' épaisseur de paroi et 26 mm de diamètre extérieur. Les deux segments sont raccordés par un manchon goupillé et tout prêt pour de futures prolongations. L' extrémité inférieure de la tige est montée sur un raccord à cinq départs où viennent se greffer également les quatre branches du croisillon. Celles-ci faites du même tube, ont 1 m 10 de longueur. Les haubans s' attachent d' une part à un collier que porte le segment inférieur de la tige verticale et d' autre part au bout des branches du croisillon. Pour assurer au début une station correcte de l' engin, celles-ci était munies d' em faits de simples planchettes. L' appareil qui ne pesait que quelques kilogrammes a été porté à la cabane Dupuis par le Dr M. Bornand et moi-même le 5 novembre 1911. Il se dresse à quelque 150 m à l' ouest de la cabane et à 200 m du nivomètre d' Ornex, sur l' ensellement du col d' Ornex, dans l' alignement cabane-Aiguille du Pissoir. On ne pouvait en effet songer à le placer plus près de l' ancien nivomètre. Avant le montage on avait enfermé dans la tige centrale, un tube de plomb scellé renfermant des documents explicatifs. Tout l' appareil est, en effet, condamné à faire du côté de Trient probablement le rude voyage du glacier. On doit s' attendre à le retrouver ( quandau front même de celui-ci.

Chaque année, en automne, on contrôlera la longueur de la tige émergeant encore du névé, en tenant compte, s' il le faut, de son inclinaison sur la surface, et l'on en déduira l' épaisseur gagnée par le névé. Chaque année, également, s' il y a lieu, un nouveau segment de deux mètres sera ajouté à la tige jusqu' au moment où il paraîtra expédient de remplacer l' appareil. Enfin, son déplacement, contrôlé, mesurera la vitesse de marche du névé.

La double rimaie. Je ne voudrais pas clore cet exposé sans essayer au moins de formuler une explication de la double rimaie qui me paraît plausible.

La rimaie sépare la gencive glaciaire immobilisée au flanc de la montagne, des masses mouvantes du névé que leur poids entraîne. Son emplacement doit donc être fixé par la disposition des lieux et par la nature même du matériel glacé. Tant que l' état du glacier est stationnaire dans le collecteur, il n' y pas de raison pour que les rimaies modifient ni leur aspect ni leur situation. Qu' un concours de circonstances favorables vienne, en revanche, alourdir en l' épaississant la gencive glaciaire et affaiblir l' appui que le glacier prête par dessous à ce revêtement, voilà plus qu' il n' en faut pour provoquer l' apparition d' une nouvelle rimaie au-dessus de l' ancienne. L' épaississement de la gencive se produira quand l' enneigement sera progressif dans la montagne; le tassement du névé aura les mêmes causes. Mais cet alourdissement de la gencive ne s' accompagne pas d' un accroissement corrélatif de sa ténacité; son matériel constitutif reste longtemps à l' état de névé mal consolidé; il y a alourdissement sans renforcement; la conséquence en doit être une nouvelle rupture à une certaine distance de l' ancienne rimaie. Qu' on me permette de risquer ici une analogie: Si, de la nacelle d' un aérostat on dévidait dans l' espace des longueurs sans cesse croissantes d' un câble bien sec, le poids de la partie libre augmentant graduellement, la rupture se produirait infailliblement pour une certaine longueur dévidée. Répétons maintenant l' opération, mais par une pluie battante; il est clair que le câble alourdi, mais non fortifié par l' averse, se rompra bien avant qu' on en ait dévidé un segment égal au précédent. Ainsi fait la gencive glacière.

Or, les conditions plus haut énoncées ont dû être réalisées naguère et le processus me paraît avoir été le suivant:

L' enneigement fortement progressif de 1910 a surchargé à la fois le névé mouvant et le revêtement glaciaire fixé; le premier s' est affaissé peu à peu sous le poids, le second, mal étayé, s' est rompu sous l' effort et la double rimaie est apparue.

L' avenir montrera si cette explication, plausible, a une valeur réelle.

Conclusions. L' enneigement des Alpes suisses a été régressif en 1911, grâce à un été exceptionnellement chaud. Il n' est cependant pas complètement revenu au statu quo ante 1910. Des phénomènes inusités de tassement du névé et d' apparition de rimaies supplémentaires semblent être les conséquences actuelles de l' enneigement progressif de 1910.P.L. M.

CIX. Essais sur la théorie des variations glaciaires.

La maladie m' a empêché de préparer, comme les années précédentes, un essai sur le phénomène que nous étudions. Pour répondre à la demande qui m' a été adressée à diverses reprises, je donne ici la table des divers articles théoriques que j' ai publiés dans les trente et un rapports de cette série:

Rapports

I. Des variations périodiques en généralI II. Programme et mode d' observation

V. La grande période de retraite de 1850 à 1880II VII. La grande période de retraite dans les glaciers du Valais. .III X et XI. Avant-propos, méthodes d' observation des variations IV XVII. Avancement en hiver du front du glacierV XVIII. Variations périodiques de la vitesse d' écoulement

XIX. Période d' accroissement des glaciers de IIe ordre

XXII. De l' enneigement des AlpesVI XXIII. Rapports de la température avec les variations glaciaires.

XXVII. Périodes et phases des variations glaciairesVII XXX. Ecoulement du glacierVIII XXXIII. Variations des glaciers et période des taches solaires ...IX XXXIV. Valeurs numériques de la réduction des glaciers en décrue XXXVII. L' époque glaciaire et les variations périodiques des glaciers .X XXXIX. Observations nivométriques sur les hauts névés des Alpes. .XI XLII. Etude méthodique des variations glaciairesXII Lettre à M. le Conseiller d' Etat de la Pierre, du gouvernement du Valais, demandant le concours officiel des agents forestiers XLIII. Quelques nouvelles études glaciaires

XLV. Inondations à St-Gervais en Savoie et à Taesch en Valais. .XIII XLVII. Etude des variations glaciaires

XLIX. Quatre cartes des variations des glaciers suisses 1875 à 1890 L. Variation simultanée des glaciers d' un même groupe XIV Rapports LUI. Résumé général des quinze premiers rapportsXV LIV. Organisation internationale des études glaciaires

LVI. Quelques mots de théorie générale sur les variations des glaciersXVI LVIII. Grands glaciers et petits glaciersXVII LXI. Fleuves et glaciersXVIII Cinquième carte des variations des glaciers suisses

LX1V. La circulation des eaux dans l' intérieur du glacier du RhôneXIX LXVI. Le lac temporaire de Mauvoisin en 1818

LXVIII. Dessin cartographique des glaciersXX LXX. Le bloc de l' Hôtel des Neuchâtelois en 1884 à 1899... LXXII. Petites crues apparaissant au milieu de la grande décrue des glaciersXXI LXXIV. Durée de la période des glaciersXXII LXXVII. Les glaciers des Alpes vont-ils disparaître ?XXIII LXXXI. Le débit du torrent glaciaireXXIV LXXXV. Glaciers courts et enneigementXXV LXXXIX. Les glaciers des Alpes suisses et allemandesXXVI XCII. L' étiage du glacierXXVII XCV. Périodicité météorologique et variations des glaciers XXVIII XCIX. Débit du torrent glaciaire ( 2)XXIX CII Variations de la vitesse d' écoulement des glaciers XXX CV. Le cycle de BriicknerXXXI F.A. F.

III.

Kleinere Mitteilungen.

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